La basilique Saint-Remi de Reims, joyau de l’art roman et gothique classé au patrimoine mondial de l’Unesco, devrait rouvrir au public à la mi-juin si les opérations de sécurisation se déroulent sans encombre. Le site est fermé depuis le 8 mai, après qu’un bloc de pierre d’une vingtaine de kilogrammes s’est détaché d’une voûte située au-dessus du chœur, suscitant une vive inquiétude quant à la solidité de l’édifice.
François Pin, maire de Reims, a précisé que les fontes d’une cloche ont été retirées ces derniers jours. Des sondages complémentaires doivent être réalisés afin de vérifier l’état des autres cloches et de détecter d’éventuelles fragilités supplémentaires. Les travaux d’urgence, pilotés par l’agglomération de Reims, propriétaire de la basilique, visent à sécuriser la zone endommagée et à permettre une réouverture rapide.
L’effondrement d’un bloc et la fermeture immédiate
Le 8 mai, un bloc de pierre est tombé dans la partie du chœur, endommageant gravement un tableau de l’Assomption, œuvre peinte à l’huile datant du XVIIe siècle. Ce tableau, inscrit au titre des monuments historiques, a été descendu et déposé pour restauration. La chute, survenue en milieu de journée, n’a fait aucun blessé, mais a conduit à la fermeture immédiate de la basilique par mesure de précaution.
Depuis cette date, des échafaudages ont été installés dans le chœur afin de permettre aux experts d’inspecter les voûtes et les charpentes. La basilique, construite entre le XIe et le XIIIe siècle, abrite les tombeaux des rois de France de l’époque mérovingienne et est un haut lieu du tourisme à Reims, attirant chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs.
Des travaux de sécurisation en cours
Selon François Pin, si les sondages en cours se révèlent favorables, la basilique pourrait rouvrir ses portes à la mi-juin. Les opérations de sécurisation comprennent la consolidation des zones les plus exposées et le retrait des éléments instables. Le coût des travaux n’a pas encore été communiqué, mais une enveloppe d’urgence a été débloquée par l’agglomération.
Le maire a également indiqué qu’une fois la réouverture effective, un chantier plus vaste de restauration de la charpente et des voûtes serait envisagé, avec un calendrier qui reste à définir. La basilique Saint-Remi, qui fait l’objet d’un suivi régulier depuis plusieurs années, avait déjà bénéficié de travaux de restauration extérieure, mais l’intérieur, notamment la zone du chœur, n’avait pas encore été traité dans son ensemble.
Un édifice fragile mais emblématique
La basilique Saint-Remi est l’un des trois monuments majeurs de Reims avec la cathédrale Notre-Dame et le palais du Tau. Classée monument historique en 1840, elle est inscrite depuis 1991 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Sa particularité réside dans son mélange d’architecture romane et gothique, ainsi que dans ses vitraux anciens et ses orgues remarquables.
Les autorités locales espèrent que la réouverture partielle permettra de rassurer les visiteurs et les fidèles, tout en poursuivant les travaux de surveillance. En attendant, la basilique reste inaccessible au public, mais les offices religieux pourraient être délocalisés dans des lieux voisins.