Le Royaume-Uni et la Pologne ont signé un traité de sécurité bilatéral destiné à faire face à ce que Londres et Varsovie qualifient de « défi » posé par la Russie. L’accord a été conclu mardi 27 mai 2025, en marge d’une visite officielle du Premier ministre britannique dans la capitale polonaise.

Ce texte, qui s’inscrit dans le cadre de l’OTAN, prévoit un renforcement de la coopération en matière de défense, de renseignement et de cybersécurité. Les deux parties se sont engagées à intensifier leurs exercices militaires conjoints et à améliorer l’interopérabilité de leurs forces armées. Le traité comprend également des clauses de consultation mutuelle en cas de menace contre l’un des signataires.

Un signal fort adressé à Moscou

Les dirigeants britannique et polonais ont justifié cette initiative par la nécessité de répondre à l’agressivité croissante de la Russie, en particulier depuis le début de la guerre en Ukraine. « Ce traité montre que nous sommes unis et déterminés à défendre chaque pouce du territoire de l’OTAN », a déclaré le chef du gouvernement britannique lors de la conférence de presse conjointe. De son côté, le Premier ministre polonais a salué « un engagement concret et immédiat » de Londres aux côtés de Varsovie.

Les deux pays entretiennent déjà une relation militaire étroite, renforcée ces dernières années par la présence de troupes britanniques en Pologne dans le cadre de la mission de l’OTAN. Ce nouveau traité vise à ancrer cette coopération dans un cadre juridique plus solide et à long terme.

Un contexte de tensions régionales

La signature de ce traité intervient alors que les alliés occidentaux cherchent à coordonner leur réponse face à ce qu’ils perçoivent comme des tentatives de déstabilisation de la part de Moscou. La Pologne, voisine directe de l’Ukraine et de la Russie, se considère comme particulièrement exposée. Le Royaume-Uni, de son côté, a multiplié les accords de défense bilatéraux avec plusieurs pays européens depuis le Brexit.

L’accord a été salué par les chancelleries occidentales, qui y voient une illustration de l’unité de l’Alliance atlantique. Aucune réaction officielle n’a été émise par la Russie dans l’immédiat.