Le sénateur républicain du Texas, John Cornyn, a subi une défaite cinglante mardi 26 mai 2026 lors du second tour des primaires. Il a été battu par le procureur général de l’État, Ken Paxton, soutenu par Donald Trump, avec un écart de près de 28 points de pourcentage. Ce résultat marque la plus lourde défaite d’un sénateur sortant lors d’une primaire ou d’un second tour depuis 1974, selon les données de Decision Desk HQ, un organisme de dépouillement électoral.
Une campagne inégale malgré les dépenses
John Cornyn, élu pour la première fois au Sénat en 2002 et considéré comme l’un des poids lourds républicains de la chambre haute, a pourtant été largement devancé par Ken Paxton, pourtant moins financé. La primaire sénatoriale texane a été la plus coûteuse de l’histoire récente. Malgré cela, les électeurs les plus fervents de la base républicaine, fidèles à Donald Trump, ont massivement choisi le challenger.
Deux autres incumbents balayés en dix jours
Cette défaite s’inscrit dans une série de revers infligés à des parlementaires républicains jugés déloyaux envers l’ancien président. Dix jours plus tôt, le sénateur de Louisiane Bill Cassidy, également opposé à Trump, n’avait même pas réussi à se qualifier pour le second tour de sa primaire, recueillant moins de 25 % des voix dans une course à quatre candidats. Le 19 mai, le représentant du Kentucky Thomas Massie, autre critique de Trump, a perdu sa primaire à la Chambre.
L’emprise de Trump sur la base se confirme
Selon plusieurs observateurs, ces résultats démontrent que les électeurs participant aux primaires républicaines, en particulier aux seconds tours, sont aujourd’hui alignés sur les positions de Donald Trump bien plus que sur celles des dirigeants établis du parti. Ce dernier a d’ailleurs savouré ces victoires. Le jour de la défaite de Massie, il avait déclaré : « Ce n’est pas facile de battre des sortants ». Sa capacité à mobiliser sa base permet au président d’accumuler les succès dans les primaires, même si sa popularité générale a baissé, créant un contexte plus favorable aux démocrates pour les élections de mi-mandat de novembre.