L'ancien Premier ministre Gabriel Attal s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2027, suscitant une réaction immédiate de l'opposition. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a vivement critiqué cette annonce en accusant le chef de file de Renaissance de n'offrir qu'une « continuité du macronisme ».
« Tout sonne faux chez Gabriel Attal, c'est la continuité du macronisme », a-t-il chargé dans des déclarations rapportées ce mardi 26 mai. Le député du Nord estime que la candidature du secrétaire général du parti présidentiel ne constitue pas une rupture mais une prolongation des sept années d'Emmanuel Macron à l'Élysée.
Cette attaque intervient alors que Gabriel Attal, qui a occupé Matignon de janvier à septembre 2024, cherche à incarner un renouveau au sein de la majorité sortante. À 35 ans, il mise sur sa jeunesse et sa popularité pour rassembler au-delà de son camp. Mais pour le Rassemblement national, cette stratégie vise à masquer le bilan du pouvoir en place.
Sébastien Chenu avait déjà anticipé cette candidature quelques jours plus tôt en affirmant que Gabriel Attal ne serait qu'un candidat de transition, appelé à s'effacer devant Édouard Philippe à l'automne. Ces critiques s'inscrivent dans une séquence où les forces politiques de tous bords prennent position après le départ d'Emmanuel Macron.
Le chef de file de Renaissance, qui a officialisé sa candidature le 22 mai, entend proposer une « feuille de route » différente de celle du président sortant, tout en revendiquant un ancrage dans la majorité qu'il a contribué à diriger. Mais pour ses adversaires, cette nuance ne suffit pas à le distinguer du macronisme qu'il a incarné comme porte-parole du gouvernement puis Premier ministre.
La campagne présidentielle s'annonce ainsi marquée par ces affrontements autour de la notion même de continuité ou de rupture, alors que plusieurs candidats se positionnent en alternative à la fois à l'héritage macroniste et aux extrêmes.