Des tests de performance sur le Ryzen 9 9950X3D2, un processeur inédit doté de 16 cœurs et 32 threads, montrent qu’Ubuntu 26.04 LTS devance Windows 11 dans une large majorité de benchmarks. Cette génération se distingue par une mémoire cache 3D (V-Cache) présente sur les deux blocs de cœurs, une première pour un processeur grand public. L’architecture asymétrique qui en résulte est mieux exploitée par Linux, dont l’ordonnanceur gère plus efficacement les sollicitations complexes.
Des écarts mesurés dans de nombreux domaines
Les tests ont porté sur la compilation de code, l’encodage vidéo, le calcul scientifique, le rendu 3D et les bases de données. Dans la quasi-totalité de ces domaines, Ubuntu 26.04 affiche des résultats supérieurs, avec des écarts allant de quelques pourcents à des différences plus marquées selon la charge. La moyenne globale penche nettement en faveur du système Linux. Cette tendance confirme des observations récurrentes : les processeurs multi-cœurs puissants tournent souvent mieux sous Linux que sous Windows, notamment en raison de la gestion plus fine de l’ordonnancement.
Un design qui joue en faveur de Linux
Le Ryzen 9 9950X3D2 est construit autour de deux blocs de cœurs, chacun doté de son propre cache L3 3D. Cette configuration asymétrique – auparavant limitée à un seul bloc sur les modèles précédents – exige une répartition fine des tâches. L’ordonnanceur Linux sait mieux tirer parti de cette répartition, évitant les goulots d’étranglement et optimisant l’utilisation du cache rapide. De son côté, Windows 11 a certes bénéficié d’améliorations pour les processeurs Ryzen ces dernières années, mais le système reste plus lourd et conserve des inefficacités qui freinent les performances sur des charges de travail très parallélisées.
Impact pour les utilisateurs
Pour un usage exclusivement gaming, la différence est peu perceptible. En revanche, pour les développeurs, créateurs de contenu ou toute personne qui compile du code, l’écart devient significatif et peut justifier un choix de système d’exploitation. Aucune version officielle du processeur spécifiquement labellisée pour Linux n’a été annoncée par le constructeur. Une telle reconnaissance institutionnelle constituerait une évolution culturelle pour un acteur du grand public.