Un déclic après des années de lutte

Comme beaucoup, Zahra Onsori a longtemps souffert de procrastination. Dès l'enfance, les gestes quotidiens — se laver les cheveux, se brosser — devenaient des montagnes. À l'université, cette tendance la poussait à travailler en dernière minute, passant des nuits entières à rédiger des dissertations de 3 000 mots en une seule soirée, soutenue par des boissons énergisantes et des en-cas. Si le résultat était souvent au rendez-vous, l'angoisse et la fatigue restaient. La question revenait sans cesse : pourquoi se infliger à nouveau cette épreuve ?

De l'âge adulte à la redécouverte du temps

Diplômée et entrée dans la vie active, la jeune femme pensait que la pression universitaire s'apaiserait. Mais les habitudes ancrées persistaient. Même les tâches les plus ordinaires semblaient insurmontables. C'est alors qu'elle découvrit une technique de gestion du temps connue sous le nom de méthode Pomodoro. Le principe est simple : travailler par intervalles de 25 minutes, sans interruption, puis s'accorder une courte pause. Le nom vient des minuteurs de cuisine en forme de tomate (pomodoro en italien) utilisés à l'origine.

L'objet qui change tout

Zahra Onsori s'est procuré un minuteur de cuisine en forme de tomate. Elle le remonte et se concentre sur une seule activité pendant 25 minutes. Peu à peu, elle a constaté qu'elle accomplissait bien plus qu'elle ne l'imaginait. Finies les séances de travail diffuses : elle pouvait enfin mesurer ses efforts et se récompenser par de brèves pauses. Cette structure simple l'a aidée à vaincre la paralysie initiale qui l'empêchait d'entamer une tâche.

Un succès personnel, des enseignements universels

Son témoignage illustre un phénomène bien documenté : la difficulté à démarrer une activité peut être surmontée en fractionnant le travail en blocs courts et en s'accordant des répits réguliers. La méthode Pomodoro, mise au point dans les années 1980 par Francesco Cirillo, est désormais largement utilisée dans le monde professionnel et étudiant. Pour Zahra Onsori, l'achat de ce simple minuteur a représenté un tournant. Elle souligne que ce n'est pas la technique en elle-même qui est miraculeuse, mais le fait de s'y tenir et d'en faire une routine.

Un outil accessible à tous

Si l'histoire est personnelle, elle résonne pour quiconque cherche à mieux gérer son temps. L'investissement est minime — quelques euros pour un minuteur —, mais les bénéfices peuvent être considérables. En décomposant les projets en petites étapes chronométrées, on réduit l'anxiété liée à la charge de travail et on renforce la concentration. Pour ceux qui, comme Zahra Onsori, ont l'impression de courir après le temps, un petit objet de cuisine pourrait bien devenir un allié précieux.