La start-up australienne Q-CTRL affirme avoir franchi le seuil de « l'avantage quantique », une étape clé dans la course à l'informatique quantique. Son fondateur, le physicien Michael Biercuk, a présenté cette revendication en marge de la conférence IBM Think, qui se tenait à Boston début mai.

« Nous avons, grâce à notre logiciel d'infrastructure, rendu un ordinateur quantique IBM capable de surpasser les meilleurs outils existants pour régler un problème concret », a-t-il déclaré. Selon Q-CTRL, son algorithme a permis de réaliser une simulation de physique des matériaux environ 3 000 fois plus rapide qu'avec l'informatique classique.

De précédentes annonces comparables ont été faites par d'autres acteurs majeurs du secteur. En 2025, Google, D-Wave ainsi que Quantinuum et l'Université du Texas à Austin (UT Austin) ont chacun proclamé avoir atteint l'avantage quantique. Toutefois, la communauté scientifique continue de débattre de la validité et de la portée de ces résultats.

Le physicien entrepreneur Michael Biercuk, installé à Sydney, estime néanmoins que le seuil de l'avantage quantique vient d'être franchi par sa société. Il s'appuie sur les performances obtenues lors d'un test mené sur une machine quantique d'IBM. Cet exploit illustre la dynamique actuelle : les progrès de l'informatique quantique sont en train de se cristalliser, même si le chemin vers une supériorité pratique et reconnue universellement reste semé d'interrogations.