L'abandon du Système de combat aérien du futur (Scaf) a donné lieu à une réaction de Gabriel Attal, qui s'est exprimé sur le sujet ce vendredi. L'ancien chef du gouvernement a indiqué qu'il avait immédiatement jugé que le programme ne connaîtrait pas de succès. « J'ai tout de suite compris que ça ne marcherait pas », a-t-il déclaré.
Selon son témoignage, cette conviction remonte à une période antérieure, qu'il situe à environ deux ans. Il estime ainsi avoir anticipé les difficultés qui ont finalement conduit à l'arrêt du projet mené en coopération avec l'Allemagne et l'Espagne.
Le Scaf, programme ambitieux visant à développer un chasseur de nouvelle génération, était au cœur de la stratégie européenne de défense aérienne. Son abandon constitue un revers pour la coopération industrielle sur le continent.
Gabriel Attal, qui occupait alors des fonctions ministérielles, n'a pas précisé les raisons de son diagnostic précoce. Son intervention intervient alors que le dossier du Scaf suscite des interrogations sur la capacité des États européens à mener de grands projets collaboratifs dans le domaine de la défense.