Une série d'offensives simultanées a été lancée ce samedi 4 juillet au Mali, ciblant plusieurs zones du pays. Selon des sources sécuritaires et des témoins civils, les localités de Gao, Anefis (nord) et Sévaré (centre) sont touchées, tandis qu’un assaut est en cours contre la prison de Kéniéroba, située à environ 70 kilomètres de la capitale Bamako. Les assaillants sont des jihadistes, notamment du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda), ainsi que des combattants indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Attaque contre la prison de Kéniéroba
L’attaque contre le centre pénitentiaire de Kéniéroba se poursuivait encore aux premières heures de la matinée, aux alentours de 5h30. Des tirs à l’arme lourde ont été signalés dans le secteur, selon des observateurs. Les circonstances exactes de l’opération restaient floues, mais plusieurs témoins ont fait état d’une intensité de feu inhabituelle.
Avancée du FLA dans le nord
Dans le nord du pays, les rebelles du FLA sont entrés dans la ville d’Anefis. Cette localité constitue un point stratégique pour la sécurité de Kidal, une ville tombée aux mains des indépendantistes lors d’une précédente offensive de grande envergure en avril. Un porte-parole du FLA a indiqué : « Plusieurs postes sont tombés mais le combat est toujours en cours à l’intérieur de la ville », soulignant la résistance des forces gouvernementales.
Contexte d’escalade
Ces nouvelles attaques interviennent un peu plus de deux mois après les offensives majeures des 25 et 26 avril, qui avaient vu les forces du JNIM et du FLA agir de concert. Ces assauts d’avril avaient infligé des pertes sévères à la junte militaire au pouvoir, notamment la mort du ministre de la Défense. La prise de Kidal par les rebelles en avril avait déjà constitué un revers important pour l’armée malienne.
La situation sécuritaire au Mali reste extrêmement tendue, et ces attaques coordonnées témoignent de la capacité des groupes armés à mener des opérations simultanées sur plusieurs fronts, y compris à proximité immédiate de la capitale. Les autorités n’avaient pas encore communiqué officiellement sur le bilan des affrontements en cours en fin de matinée.