Tesco, le premier distributeur britannique, examinerait la possibilité de vendre ses activités en Europe centrale et orientale, selon des informations issues de discussions exploratoires. Le mouvement s’inscrirait dans la stratégie de retrait progressif du groupe des marchés étrangers pour se concentrer sur ses bastions du Royaume-Uni et d’Irlande.
Les actifs concernés comprendraient les chaînes de supermarchés exploitées en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. L’entreprise avait déjà quitté la Pologne en 2020, après avoir cédé ses activités en Thaïlande et en Malaisie la même année. Ces désinvestissements successifs reflètent une tendance amorcée depuis plusieurs années : Tesco s’est retiré des États-Unis, de la Chine, du Japon et de la Turquie.
Le poids des activités d’Europe centrale et orientale dans les comptes du groupe reste modeste. Lors du dernier exercice, les bénéfices réalisés dans ces trois pays ont atteint environ 263 millions de livres, soit près de 7 % du total du groupe. En comparaison, le Royaume-Uni et l’Irlande génèrent ensemble environ 85 % des bénéfices de Tesco.
Cette potentielle cession intervient alors que la direction de Tesco, sous la conduite du directeur général Ken Murphy, privilégie un recentrage sur les marchés où le groupe détient des positions dominantes et des marges élevées. L’Irlande, en particulier, reste un marché clé avec une part de marché importante et des performances solides.
Les observateurs notent que les actionnaires n’ont pas exprimé d’opposition à ce repli géographique, les perspectives de croissance au Royaume-Uni et en Irlande étant jugées plus stables et rentables que les opérations d’Europe centrale et orientale. Aucun détail sur le calendrier ou la valorisation potentielle de ces actifs n’a été divulgué à ce stade.
Tesco n’a pas souhaité commenter ces informations. Les spéculations sur l’avenir de ses filiales est-européennes circulent depuis plusieurs mois, d’autant que le groupe a déjà engagé des restructurations dans certains de ces pays, notamment la fermeture de magasins non rentables.