Le Tour de France 2026 s’élancera de Barcelone avec une innovation de taille : un contre-la-montre par équipes inaugural. Ce format inédit, disputé dans les rues de la capitale catalane, pourrait redistribuer les cartes dès le premier jour. Le quadruple vainqueur de l’épreuve, le Slovène Tadej Pogacar, fait figure d’immense favori à sa propre succession, mais la concurrence s’annonce féroce.
Les prétendants au maillot jaune
Tadej Pogacar (UAE Team Emirates), double tenant du titre, aborde cette édition avec l’étiquette de grandissime favori. Leader incontesté de sa formation, il pourra compter sur une équipe taillée pour le soutenir en montagne et sur le plat. En face, le Danois Jonas Vingegaard (Visma-Leaseabike) tentera de contester sa suprématie. Vainqueur du Tour en 2022 et 2023, il a déjà prouvé sa capacité à déstabiliser Pogacar dans les cols.
Le Belge Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) s’affirme comme un sérieux outsider. Champion du monde du contre-la-montre en 2023 et vainqueur de la Vuelta 2022, il excelle dans les exercices chronométrés, ce qui pourrait faire la différence lors du contre-la-montre par équipes de Barcelone.
La révélation Paul Seixas
La jeune pépite française Paul Seixas (Groupama-FDJ) crée l’enthousiasme. À seulement 21 ans, il participe à son premier Tour de France après avoir impressionné sur le Tour de l’Avenir et le Critérium du Dauphiné. Son profil de grimpeur-puncheur pourrait surprendre les ténors, même si son manque d’expérience sur trois semaines est un inconnu.
Les équipes et leurs leaders
Le plateau des 22 équipes aligne plusieurs formations aux ambitions diverses. INEOS Grenadiers mise sur le jeune prodige belge Cian Uijtdebroeks, tandis que Bora-Hansgrohe s’appuie sur le Slovène Primož Roglič, récent vainqueur du Tour de Romandie. L’équipe Pinarello-Q36.5, dirigée par l’ancien champion Tom Pidcock, espère secouer la hiérarchie avec un collectif offensif.
Du côté des équipes françaises, AG2R Citroën aligne Benoît Cosnefroy, spécialiste des classiques, tandis que TotalEnergies mise sur le sprinteur Lorrenzo Manzin pour les arrivées massives. La formation Cofidis comptera sur le grimpeur espagnol Jesús Herrada.
Le parcours et les étapes clés
L’édition 2026 s’annonce montagneuse avec plusieurs arrivées au sommet, notamment dans les Alpes et les Pyrénées. Le contre-la-montre par équipes à Barcelone, long de 28 kilomètres, pourrait déjà creuser des écarts entre les favoris. Quatre étapes de haute montagne sont programmées, dont une arrivée à l’Alpe d’Huez et une autre au Plateau de Beille. Le chrono individuel de 35 kilomètres dans le Jura, juste avant l’arrivée sur les Champs-Élysées, pourrait sceller le classement général.
Les forces en présence
Équipe par équipe, les ambitions s’affichent : UAE Team Emirates joue la carte de Pogacar et de ses lieutenants Adam Yates et João Almeida ; Visma-Leaseabike aligne Vingegaard et Wout van Aert pour les sprints ; Soudal Quick-Step mise sur Evenepoel et le sprinteur Fabio Jakobsen. Groupama-FDJ place ses espoirs sur Seixas et Thibaut Pinot, ce dernier disputant son dernier Tour.
Enjeux et perspectives
Au-delà de la lutte pour le maillot jaune, le Tour 2026 offre des duels attendus : Pogacar contre Vingegaard dans les cols, Evenepoel contre les Français dans les contre-la-montres, et les sprinteurs pour le maillot vert. La jeunesse (Seixas, Uijtdebroeks) face à l’expérience (Roglič, Pinot) promet un spectacle haletant.
Le départ sera donné ce samedi à Barcelone. Le premier maillot jaune sera connu à l’issue du contre-la-montre par équipes. Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, Paul Seixas et leurs équipiers sont prêts à en découdre.