Une semaine après les deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela, l’espoir de retrouver des survivants reste tenace. Des sauveteurs internationaux, venus d’une trentaine de pays, ont réussi à secourir un père et son fils qui étaient restés prisonniers des gravats pendant 90 heures, une intervention qualifiée de « course contre la montre » par les équipes mobilisées.

Un sauvetage après 90 heures sous les décombres

L’opération a été menée par des secouristes de la sécurité civile française, déployés au Venezuela dans le cadre de l’effort humanitaire. Selon des témoignages recueillis auprès des sauveteurs, l’extraction des deux victimes a nécessité une coordination minutieuse, les équipes travaillant sans relâche dans une zone particulièrement instable. « On a sauvé un père et son fils coincés 90 heures », ont-ils rapporté, soulignant la difficulté d’accéder aux deux personnes ensevelies sous des blocs de béton et de ferraille.

Ce sauvetage intervient alors que le bilan humain des tremblements de terre, survenus il y a une semaine, est déjà très lourd. Les autorités locales font état de plus de 1 700 morts et de dizaines de milliers de disparus. La priorité reste désormais la recherche de survivants, mais les chances s’amenuisent au fil des heures.

85 secouristes français engagés dans la zone sinistrée

La France a dépêché 85 spécialistes de la sécurité civile, composés notamment de pompiers, de médecins urgentistes et de logisticiens. Ils travaillent en étroite collaboration avec les équipes locales et celles venues d’autres nations. Le dispositif français s’intègre dans une aide internationale plus large, avec des secouristes originaires d’environ trente pays qui apportent leur expertise et leur matériel.

Les secouristes français ont été déployés dans plusieurs zones urbaines touchées par les séismes, où des immeubles se sont effondrés et où les infrastructures de secours sont saturées. Ils disposent de chiens renifleurs, de détecteurs de vie, et de moyens de levage pour dégager les décombres.

Une aide internationale qui s’organise

Outre les équipes de recherche et de sauvetage, l’aide internationale comprend des livraisons de matériel médical, de tentes, de nourriture et d’eau potable. Des hôpitaux de campagne ont été installés dans plusieurs localités pour prendre en charge les milliers de blessés. Des équipes de psychologues et d’assistants sociaux sont également arrivées pour soutenir les familles des victimes et les personnes ayant tout perdu.

Les opérations sont coordonnées par les autorités vénézuéliennes, qui tentent de faire face à une catastrophe d’ampleur nationale. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence et sollicité l’aide de la communauté internationale.

Les secouristes entre fatigue et espoir

Les sauveteurs français rencontrés font part de leur épuisement, mais aussi de leur détermination. « Nous travaillons jour et nuit, mais chaque vie sauvée est une victoire », confie l’un d’eux. La découverte du père et de son fils après 90 heures a redonné de l’énergie aux équipes. Cependant, les conditions sur place sont difficiles : les répliques sismiques continuent de menacer les bâtiments fragilisés, la poussière et la chaleur compliquent les opérations.

Pour l’heure, les recherches se poursuivent. Les secouristes concentrent leurs efforts sur les secteurs les plus densément peuplés, où le nombre de disparus est le plus élevé. L’objectif est de ratisser chaque zone accessible, avant que le temps ne joue irrémédiablement contre les personnes encore coincées.

Un soutien international qui s’amplifie

La communauté internationale reste mobilisée. Plusieurs pays ont promis des renforts financiers et matériels. Les Nations unies ont dépêché une équipe d’évaluation pour coordonner l’aide. Les secouristes français devraient rester sur place au moins deux semaines, mais cette durée pourrait être prolongée en fonction de l’évolution de la situation.

Dans les villes les plus touchées, la population tente de s’organiser. Des abris temporaires ont été installés, et des distributions de vivres ont été mises en place. Mais les besoins restent immenses en matière de logement, de soins et de reconstruction.