Un partenariat historique renouvelé

Alizé Cornet, capitaine de l'équipe de France féminine de tennis et marraine de la Team Jeunes Talents, s'est réjouie de la reconduction du contrat liant BNP Paribas à Roland-Garros. Interrogée à cette occasion, elle a qualifié cette nouvelle d'« excellente » pour le tennis français. « Sans eux, rien n'est possible », a-t-elle insisté, saluant une « très belle histoire » qui se construit depuis plus de cinquante ans entre la banque, le tournoi et la Fédération française de tennis. Elle a également apprécié, dans les propos d'Amélie Mauresmo, la mise en avant de la « loyauté dans les collaborations » dans un monde où il est parfois difficile de trouver des partenariats durables.

Le coût exorbitant d'une carrière de tennis

Alizé Cornet a détaillé les difficultés financières auxquelles sont confrontés les jeunes joueurs et joueuses. « Une carrière de tennis, ça coûte extrêmement cher », a-t-elle rappelé. Souvent, ce sont les parents qui font des sacrifices, et certains jeunes doivent même arrêter faute de moyens suffisants pour voyager à l'international ou rémunérer un entraîneur. Dès 12, 13 ou 14 ans, disposer d'un « petit matelas » financier permet de professionnaliser la carrière et de se donner une « vraie chance pour percer ». Le programme Jeunes Talents ne se limite pas à une aide financière : il met à disposition des jeunes toutes les ressources et l'expérience accumulée par les joueurs et joueuses du circuit pendant des décennies, ce qui leur fait « gagner un temps fou ».

Les fruits de ce travail

Cornet a cité plusieurs jeunes ayant bénéficié de ce programme : Diane Parry, Elsa Jacquemot, Arthur Cazaux, qui figurent aujourd'hui parmi les meilleurs Français et Françaises. « Moi à leur âge, j'aurais adoré faire partie d'une équipe pareille », a-t-elle confié.

Loïs Boisson en question

Interrogée sur la capacité de Loïs Boisson à rééditer sa demi-finale de l'année précédente, Alizé Cornet s'est montrée prudente. « Je n'ai pas ma boule de cristal », a-t-elle souri. Elle estime que la joueuse a « tout fait pour être prête » pour Roland-Garros, mais n'a gagné qu'un seul match depuis sa reprise, ce qui est « pauvre pour arriver en pleine confiance ». En revanche, elle souligne que les souvenirs de l'édition 2025 l'accompagneront sur les grands courts. « Tout est possible sur un Grand Chelem », a-t-elle ajouté, tout en reconnaissant que le premier tour face à la Russe Anna Kalinskaya sera « délicat pour plein de raisons ». Si elle passe ce cap, cela pourrait être un tremplin.

Diane Parry et la nouvelle génération

Sur Diane Parry, vainqueur du Trophée Clarins une semaine plus tôt, Cornet s'est montrée enthousiaste : « Diane a un super tennis. C'est vraiment une de mes joueuses de l'équipe de France. Je sais ce dont elle est capable. » Elle rappelle que Parry avait battu la tenante du titre Barbora Krejcikova sur le court central de Roland-Garros en 2022, mais qu'elle a depuis des résultats « qui ne la satisfont pas ». Cornet juge que c'est une joueuse « très ambitieuse », surtout sur terre battue.

Sans vouloir faire de pronostic précis, la capitaine espère voir « plusieurs Françaises décrocher un billet pour la deuxième semaine ».

Laisser le temps au tennis féminin français

Alizé Cornet a dressé un portrait de la jeune garde : « On a des joueuses au profil super sympa et encore jeunes », a-t-elle expliqué, citant Clara Burel, qui a souffert d'une grosse blessure mais qui « tennistiquement est là », ainsi que Diane Parry, Elsa Jacquemot, Sarah Rakotomanga et Ksenia Efremova, âgée de 17 ans et numéro 1 mondiale junior. « J'entends souvent dire que le tennis féminin va très mal, mais laissons le temps à ces joueuses-là aussi de s'épanouir. Le temps de maturité n'est pas le même pour chacune », a-t-elle conclu, insistant sur l'investissement quotidien de ces athlètes.