Une hausse salariale justifiée par les résultats
Les actionnaires de la Société générale, réunis le 27 mai 2026 en assemblée générale, ont approuvé une augmentation de 45 % de la rémunération fixe du directeur général, Slawomir Krupa. Celle-ci passera à environ 2,4 millions d’euros par an à compter de 2026, contre 1,65 million auparavant. Le conseil d’administration de la banque avait proposé cette hausse en raison d’une « performance exceptionnelle » du groupe depuis l’arrivée de M. Krupa à sa tête. La proposition a été adoptée à 73,17 % des suffrages exprimés.
Le dirigeant bénéficie également d’une part variable dont le montant annuel peut atteindre, au maximum, 140 % de sa rémunération fixe, précise le conseil d’administration. La rémunération fixe n’est donc qu’un élément de son package global.
Un discours optimiste et des performances record
Lors de l’assemblée générale, Slawomir Krupa s’est montré encourageant et déterminé, déclarant : « Nous avons dépassé en 2025 tous les objectifs que nous nous étions fixés. » Il a également affirmé : « Si nous continuons les transformations nécessaires, nous retrouverons notre place parmi les grandes banques internationales de l’Union européenne. » Ces propos faisaient écho à ceux tenus un mois et demi plus tôt devant les collaborateurs, où il estimait que la banque restait « le dernier de la classe en Europe ».
Les résultats financiers récents confortent ce discours. En 2025, Société générale a enregistré un bénéfice net record de 6 milliards d’euros, en hausse de 43 % sur un an. Le cours de l’action a réalisé la meilleure performance du CAC 40 l’an passé, avec un gain de 153 %, et a triplé (+ 228 %) depuis fin mai 2023. Le prochain plan stratégique de la banque doit être dévoilé le 21 septembre.
Un nouveau président du conseil d’administration
Par ailleurs, Lorenzo Bini Smaghi, président du conseil d’administration, n’a pas souhaité renouveler son mandat. William Connelly, désigné par le conseil d’administration pour lui succéder dès avril 2025, devient officiellement le nouveau président de Société générale. Lorenzo Bini Smaghi a salué ces onze années de gouvernance « de très haut niveau », qui ont permis au groupe de traverser des crises comme la pandémie de Covid-19 ou les tensions liées à la Russie.
Ce changement de gouvernance s’inscrit dans la continuité de la dissociation des fonctions de président et de directeur général, mise en place en 2015 lorsque Frédéric Oudéa, alors PDG, avait choisi de conserver les fonctions opérationnelles et de céder la présidence à M. Bini Smaghi, pour se conformer à une nouvelle réglementation.