L'instruction judiciaire portant sur les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il siégeait au Parlement européen a été clôturée ce mardi 26 mai 2026, sans que le leader de La France insoumise (LFI) ne soit mis en examen. Cette décision des juges d'instruction met un terme à huit années d'enquête, selon le parti.
Dans une réaction transmise à l'Agence France-Presse, LFI s'est félicitée de cette issue : « Cette clôture de l'instruction en l'état, sans mise en examen, confirme ce que nous soutenons depuis l'origine : à aucun moment, il ne pouvait nous être reproché la moindre infraction dans ce dossier. » Le mouvement politique a également souligné que, « après huit années d'enquête approfondie sur la base d'une simple dénonciation d'une députée européenne d'extrême droite, aucun des juges d'instruction qui se sont succédé n'a estimé qu'il existait des éléments justifiant une mise en examen ».
Deux ex-assistants conservent le statut de témoin assisté
Si Jean-Luc Mélenchon sort indemne de cette procédure, deux de ses anciens assistants parlementaires, Laurent Maffeis et une autre personne dont l'identité n'a pas été divulguée, restent sous le statut de témoin assisté. Ce statut juridique, intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen, indique que des indices pèsent à leur encontre sans pour autant justifier une mise en examen formelle. La suite de la procédure les concernant n'a pas été précisée dans l'immédiat.
Une affaire aux origines politiques
Cette affaire avait été ouverte à la suite d'une plainte déposée par une députée européenne d'extrême droite, que LFI qualifie de « simple dénonciation ». L'enquête visait à déterminer si des assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon avaient été rémunérés par le Parlement européen pour des tâches relevant en réalité du parti politique, ce qui constituerait un détournement de fonds publics. Pendant huit ans, plusieurs juges d'instruction se sont succédé sans jamais estimer que les éléments réunis justifiaient une mise en examen du principal intéressé.
Les réactions politiques
Au sein de La France insoumise, la clôture de l'instruction est présentée comme une victoire judiciaire. Le parti dénonce régulièrement ce qu'il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. De son côté, l'entourage de l'ancien candidat à la présidentielle reste discret, aucune déclaration directe de Jean-Luc Mélenchon n'ayant été diffusée dans l'immédiat. Les opposants politiques n'ont pas encore réagi publiquement à cette décision.
Un dossier emblématique des enquêtes sur les assistants parlementaires
Cette affaire s'inscrit dans une série d'enquêtes sur les assistants parlementaires au Parlement européen, qui ont visé plusieurs partis français, dont le Rassemblement national et le MoDem. Le cas de Jean-Luc Mélenchon prenait une dimension particulière en raison de son statut de figure majeure de l'opposition de gauche. La clôture sans mise en examen marque un tournant, mais les investigations concernant d'autres formations politiques se poursuivent.