L'administration Trump se dit gagnée par un optimisme renouvelé quant à la conclusion d'un accord nucléaire avec l'Iran, selon les déclarations les plus récentes du secrétaire d'État américain.
Le chef de la diplomatie américaine a indiqué, lors d'un entretien au siège des Nations unies à New York, que les pourparlers avec Téhéran avaient « fait des progrès » durant la dernière année, et que les perspectives d'un règlement diplomatique étaient meilleures qu'elles ne l'ont jamais été. Il a précisé que la probabilité de parvenir à un accord se situait désormais au-dessus de 50 %, ajoutant que l'Iran devait encore accepter l'option d'une levée des sanctions.
Le président américain, qui avait promis de parvenir à un accord dans les premiers mois de son second mandat, devrait rendre une « décision finale » imminente. Selon des informations recueillies, le chef de l'État examine actuellement le texte final d'un protocole d'accord, et pourrait se prononcer avant la fin du mois. Le secrétaire d'État a confirmé que la décision appartenait désormais au président, et que les discussions techniques étaient achevées.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes, mais aussi de signaux positifs. Le secrétaire d'État a souligné que l'Iran n'avait plus qu'à « accepter le deal » et à dire oui à la levée des sanctions, suggérant que les termes de l'accord étaient largement acceptables pour les deux parties. Il a également noté que l'Iran avait subi « des revers majeurs » sur le plan militaire et économique, ce qui aurait renforcé la position de négociation des États-Unis.
Le rôle du secrétaire d'État a été central dans ce rapprochement. Nommé en début d'année, il a rencontré en personne son homologue iranien à New York, ce qui constituait une première depuis plusieurs années. Ces discussions directes ont été jugées encourageantes par les deux camps.
Sur le plan des garanties, les États-Unis ont offert à Téhéran des assurances économiques et politiques en échange de la fin de son programme nucléaire militaire. De son côté, l'Iran demande une levée complète et vérifiable des sanctions, ainsi que des garanties que les accords ne seront pas remis en cause par une administration américaine future.
La question des sanctions demeure un point central. Les États-Unis ont imposé des restrictions sévères à l'Iran, notamment sur son secteur pétrolier et bancaire, ce qui a lourdement affecté l'économie iranienne. La levée de ces mesures est une condition sine qua non pour Téhéran. Le secrétaire d'État a toutefois laissé entendre qu'une levée progressive des sanctions pourrait être envisagée, en fonction des engagements iraniens.
L'administration Trump a aussi insisté sur le caractère limité dans le temps de tout accord potentiel. Le secrétaire d'État a précisé que l'accord ne serait pas fondé sur la confiance, mais sur une vérification stricte et des mécanismes de surveillance, notamment par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les alliés des États-Unis au Moyen-Orient, notamment Israël et l'Arabie saoudite, suivent ces développements avec une vigilance extrême. Israël a exprimé des réserves quant à tout accord qui laisserait à l'Iran la capacité de développer un programme nucléaire civil tout en conservant des seuils d'enrichissement élevés. De leur côté, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont renforcé leurs liens économiques avec les États-Unis, tout en maintenant une position de prudence.
L'impact sur les marchés pétroliers est également suivi de près. Une levée des sanctions iraniennes pourrait entraîner une augmentation de l'offre de pétrole brut, ce qui aurait un effet à la baisse sur les prix. Les cours du pétrole ont déjà réagi aux annonces, avec une légère baisse après les déclarations optimistes du secrétaire d'État.
En cas d'échec des négociations, l'option militaire n'est pas exclue par l'administration américaine. Le secrétaire d'État a rappelé que l'option militaire restait « sur la table » si l'Iran ne s'engageait pas sur la voie diplomatique. Il a également averti que les capacités nucléaires iraniennes s'étaient accrues durant les périodes de flottement diplomatique.
Les discussions devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec une attention particulière sur la décision attendue du président américain. Le chef de l'État a promis une annonce claire et rapide, qui mettrait fin à des mois d'incertitude sur l'avenir de la diplomatie nucléaire avec l'Iran.