Washington — Joe Biden a intenté une action en justice contre le ministère de la Justice mardi afin de bloquer la divulgation d'enregistrements audio et de transcriptions de l'entretien de l'ancien président avec un nègre littéraire, documents qui avaient été obtenus par le procureur spécial enquêtant sur sa gestion de documents classifiés.

Dans une plainte déposée devant le tribunal fédéral de Washington, les avocats de M. Biden affirment que le ministère de la Justice prévoit de remettre ces fichiers au Congrès ainsi qu'à un groupe conservateur, la Heritage Foundation. Selon eux, le département avait auparavant soutenu que ces documents étaient exemptés de divulgation en vertu de la loi sur l'accès à l'information.

Les avocats de l'ancien président estiment que cette publication constituerait une « invasion injustifiée de la vie privée du président Biden ». Ils ajoutent que « tout Américain, y compris un président ou un vice-président en exercice ou ancien, a droit à la vie privée dans les conversations personnelles qu'il a chez lui. Et lorsque le ministère de la Justice obtient ces informations privées dans le cadre d'une enquête pénale, le département a la responsabilité particulière de les protéger contre toute divulgation. »

Ce qui est en cause

Les documents concernés sont des enregistrements audio et des transcriptions des entretiens de M. Biden à son domicile en 2016 et 2017 avec Mark Zwonitzer, qui a collaboré avec lui à la rédaction de ses deux mémoires. Ces fichiers ont été examinés par le procureur spécial Robert Hur dans le cadre de son enquête sur la conservation inappropriée de documents classifiés par l'ancien président, datant de son mandat de sénateur et de vice-président.

Contexte juridique

Cette action en justice intervient après que le ministère de la Justice a initialement fait valoir que ces documents étaient exemptés de divulgation en vertu de la loi sur l'accès à l'information. La plainte de M. Biden vise à empêcher ce qu'il considère comme une violation de sa vie privée, alors que les documents pourraient être remis à des tiers.

L'ancien président affirme que la divulgation de ces enregistrements et transcriptions porterait atteinte à ses droits fondamentaux, et il demande à la justice de faire respecter la protection de la vie privée que la loi accorde à tous les citoyens, indépendamment de leur fonction passée ou présente.