Plus de sept semaines après sa disparition, les recherches pour retrouver Manon Relandeau, 31 ans, entrent dans une nouvelle phase. Une recherche citoyenne est organisée ce samedi 23 mai après-midi par la gendarmerie de la Loire-Atlantique, en coordination avec les autorités judiciaires et la mairie de Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes. L'objectif est de ratisser « de la façon la plus fine possible une nouvelle zone de recherche », ont indiqué les forces de l'ordre.

Des moyens déjà engagés sans résultat

La jeune femme n'a plus donné signe de vie depuis le 3 avril dernier. Dès les premières heures de sa disparition, les militaires ont mobilisé d'importants moyens humains et techniques. Ils ont notamment exploré les zones situées à proximité de l'exploitation agricole et de la maison du couple, sans succès. Face à l'absence d'avancée, les enquêteurs ont décidé d'associer le public à leurs efforts.

Un appel aux volontaires

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, la gendarmerie a lancé un appel à volontaires. « Après validation, les participants recevront les informations relatives au point de rendez-vous communiqué par la gendarmerie », précisent les autorités. Chaque groupe sera encadré par des gendarmes référents, et des secteurs précis seront attribués aux équipes de bénévoles. L'initiative vise à amplifier les capacités de fouille sur le terrain.

Le conjoint suspecté et interpellé en Algérie

L'enquête s'oriente vers la piste d'un féminicide. Le mari de Manon Relandeau est considéré comme le principal suspect. Il a été interpellé en Algérie, où il se trouvait après la disparition de son épouse. Placé en détention provisoire, il nie toute implication dans cette affaire. Les investigations se poursuivent de part et d'autre de la Méditerranée, en lien avec les autorités algériennes.

Un contexte de violences conjugales ?

Si aucun détail officiel n'a été communiqué sur l'état de la relation du couple, la thèse du féminicide est privilégiée par les enquêteurs. Cette affaire rappelle la difficulté de prévenir et d'élucider les disparitions dans un contexte conjugal, où les victimes sont souvent isolées. Les associations de lutte contre les violences faites aux femmes suivent le dossier avec attention.

La mobilisation citoyenne, un outil de dernier recours

Les recherches citoyennes sont rares mais encadrées. Elles interviennent généralement lorsque les moyens traditionnels ont épuisé leurs pistes. La gendarmerie assure que chaque volontaire sera briefé avant de partir sur le terrain, et que la sécurité des participants est une priorité. Les inscriptions sont closes une fois les groupes constitués. Les autorités espèrent que cette mobilisation permettra de lever le voile sur le sort de Manon Relandeau.