Emmanuel Macron a annoncé son intention de s'opposer à des projets d'éoliennes en mer dès lors que leur coût de production serait trop élevé. Cette position, exprimée lors d'une intervention, s'inscrit dans un souci de ne pas reproduire des choix jugés désavantageux pour les finances publiques.

Le président de la République a déclaré : « Il ne faut pas refaire les erreurs du passé », faisant référence à des contrats antérieurs dans les énergies renouvelables qui auraient été signés à des tarifs élevés. Cette déclaration intervient alors que plusieurs projets offshore sont en phase de planification ou de développement sur les côtes françaises.

Le chef de l'État conditionne ainsi son soutien futur à l'éolien maritime à un critère de compétitivité tarifaire. L'objectif affiché est de veiller à ce que le déploiement des parcs éoliens ne représente pas une charge excessive pour les consommateurs ou l'État. Cette ligne directrice pourrait modifier les appels d'offres en cours et à venir, en exigeant des prix de rachat de l'électricité plus bas que par le passé.

Cette annonce s'inscrit dans un contexte de débat sur la transition énergétique française, où se mêlent impératifs climatiques et préoccupations budgétaires. Le gouvernement examine actuellement plusieurs dossiers d'implantation d'éoliennes en mer, notamment en Manche et en Atlantique. Les promoteurs devront désormais intégrer cette contrainte de prix dans leurs offres pour obtenir le feu vert présidentiel.

Aucun chiffre précis sur le seuil de prix jugé acceptable n'a été communiqué. Emmanuel Macron semble vouloir envoyer un signal fort aux industriels du secteur, les incitant à réduire leurs coûts pour rester éligibles aux futurs projets. Cette position pourrait également influencer les discussions au niveau européen sur les mécanismes de soutien aux énergies renouvelables.