Au cours de la dernière décennie, des milliers de cliniques de thérapie pour l'autisme ont ouvert à travers les États-Unis. Cette croissance est alimentée par l'augmentation des diagnostics d'autisme et une obligation fédérale pour tous les programmes Medicaid des États de financer ces traitements. L'industrie a récemment attiré des investissements importants de la part de fonds de capital-investissement.
Une enquête fouillée montre que ces cliniques privilégient souvent les opportunités de facturation au détriment du bien-être des enfants et des contribuables. Nombre d'entre elles prescrivent des heures de thérapie excessives, et certaines découragent les parents d'inscrire leurs enfants à l'école.
Des budgets d'État sous tension
La thérapie pour l'autisme est devenue l'un des postes de soins les plus importants et à la croissance la plus rapide pour les programmes Medicaid des États. Au Colorado, l'année dernière, Medicaid a dépensé davantage pour ces soins destinés aux enfants que pour les soins d'urgence de tous les patients. Dans d'autres États comme la Caroline du Nord, New York, l'Oklahoma et le Nebraska, les dépenses annuelles de Medicaid ont grimpé en flèche, mettant sous pression les budgets locaux.
Des cliniques qui ouvrent facilement
Les cliniques peuvent ouvrir rapidement car les employés qui travaillent directement avec les enfants n'ont pas besoin de diplômes médicaux spécialisés. Ils peuvent être largement formés sur le tas, ce qui facilite l'expansion du secteur.
Des heures de thérapie excessives
L'analyse des données de Medicaid révèle qu'un quart des enfants traités passent près de huit heures par jour en thérapie. Cette charge horaire intensive, pouvant atteindre jusqu'à quarante heures par semaine, est souvent prescrite sans preuve solide de son efficacité pour tous les patients. Les cliniques facturent ces heures à Medicaid, gonflant les coûts.
Des pratiques décourageant la scolarisation
Certaines cliniques déconseillent aux parents de scolariser leurs enfants, préférant les garder en thérapie à temps plein. Cette approche isole les enfants de l'enseignement formel et augmente la dépendance au système de soins.
Un secteur attirant le capital-investissement
L'injection de capitaux privés dans ce secteur a accéléré l'ouverture de nouvelles cliniques et intensifié les pressions financières. Les investisseurs cherchent à maximiser les revenus, ce qui peut encourager des pratiques de facturation agressives.
Les législateurs des États ont du mal à freiner ces dépenses, malgré des tentatives de régulation. L'enquête souligne les défis posés par une industrie en pleine expansion où les intérêts commerciaux peuvent entrer en conflit avec les besoins des enfants et la santé des finances publiques.