Un retour devant le Parlement
La réforme de la fin de vie, présentée comme l'un des grands chantiers du second quinquennat d'Emmanuel Macron, est de nouveau examinée par le Parlement. Le sujet, maintes fois repoussé, a connu un nouvel épisode après que le chef de l'État a confié une réflexion à une convention citoyenne en 2022, puis dévoilé les grandes lignes d'un projet de loi légalisant une forme d'aide à mourir en mars 2024. Mais l'examen parlementaire de ce texte a été interrompu par la dissolution de l'Assemblée nationale, le 9 juin 2024.
Deux textes distincts pour des sujets différents
Les débats ont repris au printemps 2025. Le Premier ministre de l'époque, François Bayrou, a pris la décision de scinder la réforme en deux propositions de loi distinctes. Cette stratégie visait, selon lui, à permettre à chaque parlementaire de « pouvoir voter sur chacun de ces deux textes différemment ». La première proposition de loi, portée par Annie Vidal (Renaissance), concerne les soins palliatifs et l'accompagnement des patients en fin de vie. Elle est présentée comme globalement consensuelle. La seconde, portée par Olivier Falorni (Modem), est relative à l'« aide à mourir » et suscite davantage de controverses.
Un calendrier fixé
Le gouvernement a assuré que la réforme serait soumise au vote définitif de l'Assemblée à l'été 2026. Ce calendrier maintient l'espoir que la réforme aboutisse avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron. Les contours précis de la mesure sur l'aide à mourir restent au cœur des débats, tandis que le volet soins palliatifs, moins polémique, devrait recueillir un large soutien.