Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé que « le MeToo de l'enfance ne fait que commencer », évoquant le scandale des abus dans le périscolaire. Selon lui, « il y a sans doute des dizaines de milliers de plaintes potentielles », une déclaration qui suggère une ampleur considérable des violences sexuelles commises contre des mineurs dans ce cadre.
Des chiffres qui interpellent
Ces propos, tenus le 27 mai 2026, interviennent dans un contexte où plusieurs affaires d'abus sexuels dans des structures périscolaires ont déjà éclaté ces derniers mois. Sans fournir de chiffres précis, le garde des Sceaux a estimé que le nombre de plaintes potentielles pourrait se compter en dizaines de milliers, un signal fort envoyé aux victimes et aux professionnels du secteur.
Il n'a pas précisé si une cellule spéciale ou un plan d'action spécifique était prévu pour traiter ce flux attendu de plaintes. Ses déclarations semblent plutôt viser à alerter sur l'ampleur du phénomène et à encourager les victimes à parler.
Un « MeToo de l'enfance »
L'expression « MeToo de l'enfance » fait référence au mouvement de libération de la parole des femmes victimes de violences sexuelles, mais appliqué ici aux enfants. Elle suggère que tout comme le #MeToo a permis à des milliers de femmes de témoigner après des années de silence, une prise de conscience similaire est en train de s'opérer pour les violences faites aux mineurs.
Les affaires récentes dans le périscolaire ont déjà conduit à des dizaines de plaintes et à plusieurs mises en examen. Des associations de protection de l'enfance réclament depuis des mois un meilleur encadrement des activités périscolaires et une formation renforcée des personnels.
Le rôle de la justice
Gérald Darmanin, en tant que ministre de la Justice, est directement concerné par le traitement judiciaire de ces plaintes. Ses déclarations pourraient être perçues comme une volonté de préparer les services de l'État à une vague de signalements, mais aussi comme un appel aux victimes à briser le silence.
Le gouvernement n'a pas encore annoncé de mesures concrètes à la suite de ces propos, mais les services de la Chancellerie sont probablement en train d'évaluer les besoins en termes de moyens humains et matériels pour faire face à cette situation.
Le scandale des abus dans le périscolaire a déjà provoqué une onde de choc dans l'opinion publique, et les mots du ministre suggèrent que cette crise est loin d'être terminée.