Gisèle Pelicot a fait une rare confidence sur sa vie personnelle, samedi 23 mai 2026, lors du festival littéraire et d'arts de Hay, au pays de Galles. La femme de 73 ans, devenue une figure de la lutte contre les violences sexuelles après le procès des viols de Mazan, y promouvait son livre « Et la joie de vivre », en compagnie de sa fille Caroline.

Interrogée sur sa nouvelle relation amoureuse, elle a révélé : « Je ne pensais pas que je pourrais à nouveau faire confiance à un homme, mais c’est ce qui m’est arrivé. Donc vous voyez que tout est permis dans la vie, il ne faut jamais perdre espoir. » Elle a précisé que cette confiance retrouvée était « une chose que je n’aurais jamais cru possible, surtout à mon âge ».

Gisèle Pelicot a expliqué avoir rencontré son compagnon, Jean-Loup Agopian, « un jeune homme de 73 ans », comme une surprise : « Nos trajectoires se sont croisées à un moment, et j’ai rencontré ce jeune homme de 73 ans. On peut tomber amoureux à n’importe quel âge. (…) Je ne voulais pas tomber amoureuse, mais la vie en a décidé autrement. »

Un message d’espoir après le traumatisme

Ces déclarations interviennent après le procès historique de son ex-mari, Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de réclusion pour avoir drogué et violé son épouse, et pour avoir fait venir des dizaines d’hommes pour la violer à son domicile de Mazan. Cinquante autres accusés ont été reconnus coupables de viol ou d’agressions sexuelles. Gisèle Pelicot a choisi de lever l’anonymat durant le procès, devenant un symbole de résilience.

Elle a également rendu hommage à sa fille Caroline, présente sur scène. « Je suis très heureuse de partager ce moment exceptionnel avec ma fille Caroline, qui s’est vraiment battue pour cette cause. Je suis vraiment fière d’être sa mère », a-t-elle souligné. Caroline est engagée aux côtés de sa mère au sein de l’association MendorsPas, créée le 15 septembre 2023, un avant le procès, pour lutter contre la soumission chimique.

La nouvelle relation amoureuse de Gisèle Pelicot, évoquée pour la première fois en public, illustre selon elle la possibilité de rebondir après l’horreur. « Il ne faut jamais perdre espoir », a-t-elle insisté, avant de conclure : « On peut tomber amoureux à n’importe quel âge. »