Un nouveau cas confirmé à bord du MV Hondius

Un membre d'équipage du navire de croisière MV Hondius, qui avait débarqué à Tenerife avant d'être rapatrié aux Pays-Bas, a été testé positif à l'hantavirus, a annoncé ce vendredi 22 mai le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. L'homme se trouve actuellement en quarantaine et a été admis à l'hôpital par précaution, selon les autorités néerlandaises.

Un isolement et une hospitalisation précoces

L'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement (RIVM) a précisé que le virus des Andes avait été détecté chez cette personne qui était déjà en quarantaine. «Le patient a depuis été admis à l'hôpital par précaution et est à l'isolement», a indiqué le RIVM. Ce nouveau cas porte à douze le nombre total de cas suspects et confirmés liés à cette épidémie, dont trois décès. Aucun nouveau décès n'a été signalé depuis le 2 mai, date à laquelle l'OMS avait été informée de l'épidémie pour la première fois.

Une traque internationale des contacts

Le chef de l'OMS a indiqué que plus de 600 cas contacts continuaient d'être suivis dans trente pays, et qu'un «petit nombre de contacts à haut risque» n'avaient pas encore été retrouvés. «Nous continuons d'exhorter les pays touchés à surveiller tous les passagers et les membres d'équipage pendant le reste de la période de quarantaine», a-t-il ajouté.

Origine et parcours du navire

Parti d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril, le MV Hondius a achevé son voyage le 18 mai dans le port néerlandais de Rotterdam, où le reste de son équipage a été placé en quarantaine. Plus de 120 passagers avaient déjà débarqué aux Canaries le 10 mai, puis avaient été rapatriés dans leur pays ou évacués vers les Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon.

Caractéristiques du virus des Andes

L'hantavirus, détecté à bord du navire, est un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. La souche des Andes est la forme d'hantavirus qui peut se transmettre d'humain à humain. Selon l'OMS, la contagion humaine nécessite un contact très proche, et présente une période d'incubation de plusieurs semaines. Cela signifie que d'autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l'avenir, selon l'organisation.