Le président de la République, Emmanuel Macron, a réuni ce mardi 26 mai 2026 son « équipe de France » de l’électrification à l’Élysée, en présence de dirigeants d’entreprise et d’organisations professionnelles du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie. L’occasion pour le chef de l’État de dévoiler plusieurs mesures visant à accélérer la transition vers l’électrique et à la rendre « naturelle et désirable » pour les Français, selon ses mots.
Stellantis investit plus d’un milliard d’euros à Mulhouse
Emmanuel Macron a annoncé que le constructeur automobile Stellantis allait investir « plus d’un milliard d’euros nouveaux » pour produire des véhicules électriques en France. Plus précisément, le groupe prévoit de fabriquer à partir de 2029 une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse, dans l’est du pays. « C’est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site de Mulhouse », s’est félicité le président.
240 000 bornes de recharge supplémentaires d’ici 2030
Pour accompagner la démocratisation des voitures électriques – qui représentaient 28 % des ventes début 2026, contre moins de 2 % en 2017 – le gouvernement mise sur un réseau de recharge plus dense. Emmanuel Macron a indiqué que les opérateurs se sont engagés à déployer, d’ici 2030, « 240 000 bornes » supplémentaires, dont « 60 000 points de charge rapide et ultrarapide ». Ces nouvelles installations « viendront compléter les plus de 185 000 bornes déjà en service pour atteindre notre objectif de 400 000 » en 2030, a-t-il précisé.
Parmi les investissements concrets, l’opérateur de recharge Electra va injecter 300 millions d’euros d’ici 2030 pour installer 1 000 nouveaux points de charge ultra-rapides par an. D’autres acteurs, comme Lidl France, Leclerc, Renault ou Enedis, ont également annoncé des investissements dans le réseau de recharge.
Accélération dans les pompes à chaleur
Autre pilier du plan d’électrification : le déploiement des pompes à chaleur (PAC). Emmanuel Macron a souligné qu’elles constituaient « un pilier de notre stratégie ». La filière s’est engagée à produire un million de PAC par an en France à l’horizon 2030.
EDF, qui fête ses 80 ans, a déjà dévoilé un plan de soutien à l’électrification d’un montant initial de 240 millions d’euros. Celui-ci sera abondé de 30 millions supplémentaires, portant l’enveloppe à 270 millions d’euros. Cette somme sera répartie entre l’accompagnement des particuliers pour le remplacement de chaudières gaz ou fioul (80 millions), l’aide à l’achat de poids lourds électriques ou l’installation de bornes de recharge (80 millions), et la préparation de terrains industriels destinés à accueillir de grands consommateurs d’électricité (80 millions).
Le fournisseur d’énergie Octopus Energy a également annoncé qu’il investirait « jusqu’à 150 millions d’euros » pour implanter une usine de pompes à chaleur en France.
Des prix compétitifs pour accompagner la bascule
Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de prix de l’électricité « compétitifs sur la durée » et « prévisibles » pour encourager les consommateurs à basculer vers l’électrique. Il a souligné que la France bénéficie déjà d’un prix par mégawattheure très concurrentiel par rapport à ses voisins allemands ou italiens. Le président a salué les fournisseurs déjà engagés en ce sens – EDF, Engie, TotalEnergies et Octopus – et a appelé les autres acteurs du marché à suivre cette voie.