Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, est accusé d'avoir supervisé des abus « horrifiques » au sein du système pénitentiaire israélien, selon une enquête qui dresse un tableau accablant de sa gestion. Les faits rapportés mettent en lumière des pratiques que des observateurs jugent délibérément humiliantes et violentes, et dont le ministre se serait publiquement félicité.
Une visite au port révélatrice
Le 20 mai 2026, lors d'une visite au port d'Ashdod, sur la côte méditerranéenne d'Israël, Itamar Ben-Gvir s'est adressé à ses officiers en ces termes : « Bienvenue en Israël ! Nous sommes les propriétaires ! » Selon des témoignages, il les encourageait alors à maltraiter des militants qui avaient été amenés sur place, ligotés et contraints de s'agenouiller. Cette sortie publique est présentée comme emblématique d'une culture de l'abus qui se serait développée sous son autorité.
Un système pénitentiaire sous le feu des critiques
Depuis sa nomination, le ministre aurait imposé une ligne dure vis-à-vis des détenus palestiniens, multipliant les mesures restrictives et les punitions collectives. Des sources ayant eu accès aux témoignages de prisonniers et de gardiens décrivent des conditions de détention dégradantes, des privations de soins médicaux et des violences physiques régulières. Les critiques estiment que Ben-Gvir non seulement tolère ces pratiques, mais les encourage ouvertement, y voyant un instrument de dissuasion et de pression politique.
Un constat alarmant
L'enquête, menée sur plusieurs mois, conclut que le ministre a « présidé à des abus horrifiques » et qu'il en est « fier ». Les auteurs du rapport soulignent que les violences ne sont pas le fait d'éléments incontrôlés mais s'inscrivent dans une politique délibérée, dont Ben-Gvir se serait targué en privé et en public. Ces révélations interviennent dans un contexte de tensions déjà extrêmes entre Israël et les territoires palestiniens, et pourraient avoir des répercussions diplomatiques.
Des réactions attendues
À ce stade, ni le bureau du ministre ni les autorités israéliennes n'ont officiellement commenté ces accusations précises. Toutefois, la publication de ces éléments devrait relancer le débat, tant en Israël qu'à l'international, sur les méthodes employées dans les prisons israéliennes et sur la responsabilité politique d'Itamar Ben-Gvir dans ces dérives.