Dans le cadre d’une zone d’expression prioritaire, sept lycéens de Seine-Saint-Denis ont livré leurs témoignages sur leur rapport à la nourriture, entre pressions sociales, influence des réseaux et quête d’apaisement.
Des obsessions alimentaires multiples
Plusieurs adolescents racontent avoir traversé des périodes d’obsession autour de leur corps et de leur alimentation. L’une des lycéennes confie : «Je suis bien contente de m’être sortie de cette obsession avec mon corps.» Ces récits mettent en lumière une relation complexe, marquée par des régimes, des restrictions ou au contraire une attirance pour la malbouffe.
L’influence des réseaux sociaux
Les «trends» food qui circulent sur les plateformes numériques sont pointés du doigt. Certains élèves disent avoir suivi des modes alimentaires sans recul, avant de réaliser leur impact négatif. D’autres, au contraire, affirment avoir appris à cuisiner via ces mêmes réseaux.
Le plaisir retrouvé
Au milieu de ces tensions, quelques témoignages évoquent des moments de simple plaisir, comme l’appréciation du pain servi à la cantine. Un lycéen raconte : «Le pain de la cantine, c’est un petit plaisir qui fait du bien.» Ces instants contrastent avec les récits plus angoissés et montrent que le rapport à la nourriture peut aussi être apaisé.
Une génération sous pression
Les adolescents interrogés décrivent une pression constante pour correspondre à des idéaux corporels, alimentée par les contenus en ligne et les attentes sociales. Plusieurs disent avoir appris, avec le temps, à relativiser et à retrouver une relation plus sereine avec ce qu’ils mangent.
Ces témoignages, recueillis dans un collège ou un lycée de Seine-Saint-Denis, offrent un panorama des défis auxquels sont confrontés les jeunes face à l’alimentation, entre injonctions et recherche d’équilibre.