Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé son intention de porter plainte pour «menaces de mort» contre le rappeur Soli. En cause, le dernier clip du musicien, intitulé «Un facho KO», dans lequel trois jeunes ligotent et rouent de coups des individus portant des masques à l'effigie de Jordan Bardella, de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour.

Dans une séquence du clip, le personnage représentant Jordan Bardella est allongé sur un terrain de football et reçoit un coup de pied avec élan dans la tête. Cette scène a conduit le président du RN à estimer qu'il s'agissait d'une incitation à la violence et de menaces de mort proférées à son encontre.

Un rappeur connu pour des textes à charge

Soli, de son vrai nom non précisé dans les sources, est un rappeur français dont les textes sont régulièrement marqués par un engagement politique virulent. Ses précédents morceaux ont déjà suscité la controverse pour leurs attaques contre des personnalités politiques.

Des antécédents de plaintes pour des clips

Cette annonce s'inscrit dans une série de plaintes déposées par des responsables politiques français contre des artistes pour des paroles ou des images jugées menaçantes. En 2023, une autre plainte avait été déposée contre un rappeur pour des propos jugés similaires, mais l'affaire avait été classée sans suite. Le précédent judiciaire pourrait influencer le traitement de cette nouvelle procédure.

Les réactions politiques

Plusieurs personnalités du Rassemblement national ont apporté leur soutien à Jordan Bardella, dénonçant un «climat de haine» contre les élus. De l'autre côté, des défenseurs de la liberté d'expression rappellent que la frontière entre provocation artistique et menace est souvent mince, et que le droit pénal français protège à la fois les artistes et les personnes menacées.

Procédure judiciaire à venir

Jordan Bardella a indiqué qu'il déposerait plainte dans les prochains jours. Les services du parquet devront déterminer si les images et les paroles du clip constituent une infraction pénale, notamment du chef de «menaces de mort» ou d'«apologie d'actes de violence». L'affaire devrait être examinée par la justice, qui devra trancher entre la liberté de création et la protection des personnalités politiques contre les menaces explicites.