Franchissement du Litani confirmé

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, le 29 mai, que les troupes de son pays avaient traversé le fleuve Litani, situé à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière israélo-libanaise. Cette avancée, présentée comme un axe stratégique majeur, s’inscrit dans l’intensification des opérations contre le Hezbollah, mouvement soutenu par l’Iran. Netanyahu a également indiqué que l’armée de l’air frappait « à Beyrouth, dans la Bekaa, sur tout le front » libanais, qualifiant ces actions de « coup dur » porté au Hezbollah.

Extension des opérations vers de nouvelles zones

Le 31 mai, l’état-major israélien a officialisé une nouvelle phase de son offensive. Dans un message publié sur le réseau social X, l’armée a déclaré que « l’opération est en train de s’étendre à d’autres zones » au nord du fleuve Litani. Elle a précisé avoir lancé, plusieurs jours auparavant, des offensives dans les secteurs de la crête de Beaufort et de Wadi al-Saluki, dans le sud du Liban. Selon le communiqué militaire, ces manœuvres visent à « éliminer les menaces directes pesant sur les localités du nord de la Galilée et de Metula », en territoire israélien, et à « renforcer le contrôle opérationnel » dans la région.

« Un nombre significatif de soldats » engagés

L’armée israélienne a souligné qu’« un nombre important de soldats » avaient été déployés dans le cadre d’opérations offensives destinées à « étendre la ligne de défense avancée ». Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé la veille une « politique de la terre brûlée » menée par Israël, après de nouvelles frappes ayant touché plusieurs localités du sud du pays.

Contexte régional tendu

Parallèlement à ces développements militaires, le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire, un point clé des négociations en cours entre Washington et Téhéran. Selon des informations rapportées par la presse américaine, Trump aurait durci sa proposition et envoyé une version révisée du texte à l’Iran. Téhéran a accusé le président américain de « trahir la diplomatie » avec des exigences excessives.

Impact humanitaire et réactions

Les frappes israéliennes ont provoqué d’importants dégâts dans le sud du Liban, où des villages entiers auraient été endommagés ou détruits. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déploré une escalade des tensions. Les autorités libanaises, par la voix de leur Premier ministre, ont appelé la communauté internationale à intervenir pour stopper ce qu’elles considèrent comme une violation du cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis plusieurs mois.

Portée stratégique du Litani

Le fleuve Litani constitue une ligne de démarcation naturelle importante dans le sud du Liban. Son franchissement par les forces israéliennes représente un tournant dans le conflit, rapprochant les troupes de Tsahal des zones densément peuplées où le Hezbollah dispose d’infrastructures. L’objectif affiché par Israël est de repousser la milice chiite loin de sa frontière, afin de garantir la sécurité des localités du nord d’Israël, régulièrement visées par des tirs de roquettes.

Réactions internationales

Plusieurs capitales ont exprimé leur préoccupation face à cette nouvelle escalade. La communauté internationale reste divisée, certains pays appelant à la retenue tandis que d’autres réaffirment le droit d’Israël à se défendre. Aucune réaction officielle n’a encore été émise par le Hezbollah concernant l’extension des opérations israéliennes.

Prochaines étapes

L’armée israélienne n’a pas précisé l’ampleur exacte de son avancée ni la durée prévue de cette nouvelle phase. Les observateurs s’attendent à ce que les combats s’intensifient dans les jours à venir, avec un risque accru de débordement régional, notamment sur le front syrien ou via les milices pro-iraniennes en Irak.