L'armée israélienne a pris le contrôle du château de Beaufort, une forteresse vieille de neuf cents ans située dans le sud du Liban, marquant une avancée significative dans son offensive terrestre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné aux troupes d'aller plus loin encore.

« J'ai donné pour instruction à l'armée d'étendre sa manœuvre terrestre au Liban », a déclaré le chef du gouvernement, qui a qualifié la capture du site de « tournant dramatique » dans le conflit contre le Hezbollah, la milice soutenue par l'Iran. « Nous avons brisé le mur de la peur », a-t-il ajouté, promettant que l'État hébreu s'emparerait également d'autres zones précédemment tenues par le Hezbollah.

Un site stratégique

Le château de Beaufort, perché sur une hauteur dominant une grande partie du sud du Liban, a été le théâtre de combats intenses avant sa conquête. Les forces israéliennes y ont hissé leur drapeau, une image à forte portée symbolique. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a confirmé que les soldats maintiendraient le contrôle du site dans le cadre d'une « zone de sécurité ». « La campagne n'est pas terminée. Nous sommes tous déterminés à écraser la puissance du Hezbollah », a-t-il affirmé.

Cette incursion constitue la plus profonde menée par Israël dans le sud libanais depuis 26 ans. Elle intervient alors qu'un cessez-le-feu, en place depuis la mi-avril, est fragilisé par des accusations mutuelles de violations répétées. Ni le gouvernement libanais ni le Hezbollah n'ont commenté la prise de la forteresse dans l'immédiat.

Réaction diplomatique française

Face à cette escalade, la ministre française des Affaires étrangères a demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Paris cherche à obtenir une réaction internationale face à ce qu'elle considère comme une aggravation de la situation.

Contexte plus large : les négociations avec l'Iran

Parallèlement aux événements au Liban, le président américain Donald Trump a affirmé que l'Iran avait accepté de renoncer à l'arme nucléaire. Des rapports américains évoquent un accord-cadre conclu plus tôt dans la semaine entre responsables américains et iraniens pour mettre fin à la guerre. Toutefois, Trump aurait demandé un durcissement des termes et renvoyé la proposition à Téhéran. Du côté iranien, le négociateur Mohammad Qalibaf a déclaré que son pays n'avait « aucune confiance » envers les États-Unis dans le cadre des pourparlers.

Ces développements illustrent une double dynamique : sur le terrain, l'offensive israélienne s'étend ; sur le plan diplomatique, les discussions sur un règlement global restent marquées par la méfiance.

Prochaine étape incertaine

Alors que les soldats israéliens consolident leur position autour du château de Beaufort, la communauté internationale surveille de près une possible reprise généralisée des hostilités. La demande française d'une réunion du Conseil de sécurité pourrait déboucher sur des pressions diplomatiques, mais pour l'instant, les opérations militaires se poursuivent.