L’exécutif américain a opposé un démenti catégorique aux révélations d’un projet de mémorandum d’entente (MOU) avec l’Iran, selon une information rapportée par plusieurs médias. Parallèlement, la vie politique texane a été secouée par la victoire écrasante du procureur général Ken Paxton sur le sénateur républicain sortant John Cornyn lors de la primaire de l’État.

Démenti catégorique de la Maison-Blanche

Interrogée sur un document qui aurait esquissé les grandes lignes d’un accord bilatéral entre Washington et Téhéran, la porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré qu’il s’agissait d’une « pure invention » et que « rien de tel n’est en préparation ni n’a été discuté au sein de l’administration ». Les services de presse ont précisé que la présidence n’avait autorisé aucune négociation secrète avec l’Iran. Ce démenti intervient alors qu’un document non officiel circulait dans les cercles diplomatiques, évoquant des concessions mutuelles sur le dossier nucléaire et les sanctions. Aucune confirmation indépendante de l’existence de ce texte n’a été apportée.

Texas : la déroute de Cornyn face à Paxton

Dans un autre registre, la primaire républicaine pour le poste de sénateur du Texas a tourné au désavantage du titulaire John Cornyn, battu par le procureur général Ken Paxton. Ce dernier, figure controversée mais populaire auprès de la base trumpiste, a capitalisé sur un discours de rupture avec l’establishment républicain. Cornyn, pourtant sénateur depuis trois mandats et proche de la direction du parti à Washington, n’a pas réussi à mobiliser suffisamment d’électeurs modérés. Les résultats définitifs donnent Paxton vainqueur avec plus de vingt points d’avance, une marge qui a surpris les observateurs.

Une ambiance politique tendue

Ces deux actualités illustrent la polarisation croissante de la vie politique américaine. D’une part, la diplomatie iranienne reste un sujet sensible, tout soupçon de négociation en catimini suscitant l’hostilité des faucons républicains. D’autre part, la défaite de Cornyn confirme l’ascendant des candidats soutenus par l’aile droite du Parti républicain, capables de renverser des figures établies. Les analystes soulignent que Ken Paxton, qui fait l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires, a su transformer son procès en symbole de la lutte contre un système qu’il accuse de persécution politique.

Réactions et suites

Du côté de Téhéran, aucune déclaration officielle n’a été émise à ce stade concernant le démenti américain. Les experts estiment que cette polémique pourrait compliquer d’éventuelles discussions futures sur le nucléaire, même si l’administration Biden assure maintenir sa ligne de « pression maximale » assortie de voies diplomatiques. Quant au Texas, la campagne pour l’élection générale du Sénat s’annonce très disputée : le candidat démocrate, qui n’est pas encore désigné, devra affronter un Ken Paxton revigoré par sa victoire en primaire.