Des policiers en infériorité d'armement face aux assaillants

La commission royale sur l'antisémitisme et la cohésion sociale a entendu, mercredi 27 mai, que les forces de l'ordre étaient dangereusement sous-armées lors de l'attaque meurtrière perpétrée sur la plage de Bondi le 14 décembre dernier. Le commissaire adjoint de la police de Nouvelle-Galles du Sud, David Hudson, a témoigné que des agents n'avaient pour seule arme que des pistolets Glock de calibre 9 mm face à des assaillants équipés de fusils à longue portée.

« De toute évidence, le 14 décembre, nos policiers ont été placés dans une situation de risque significatif, se retrouvant engagés dans un échange de tirs avec des pistolets Glock 9 mm contre des armes longues », a déclaré M. Hudson devant la commission. Il a souligné que les agents avaient dû se mettre en danger pour neutraliser les assaillants.

Un projet de commandement d'intervention armé en cours

Pour remédier à cette vulnérabilité, un plan visant à créer un commandement d'intervention armé, composé de 210 officiers portant des armes longues, a été « accéléré ». Toutefois, M. Hudson a précisé qu'il faudrait au moins douze mois supplémentaires pour que ce dispositif soit complètement opérationnel et doté en personnel.

Contexte de l'attaque et réactions

L'attaque de Bondi Beach, survenue en plein après-midi, avait provoqué une onde de choc en Australie. Le bilan humain n'a pas été détaillé lors de l'audience, mais la commission explore les failles sécuritaires et les réponses institutionnelles face aux actes de violence extrême. L'audition de M. Hudson a mis en lumière l'écart entre l'armement des patrouilleurs de première ligne et la menace représentée par des tireurs utilisant des fusils.

Implications pour la sécurité publique

Ce témoignage relance le débat sur l'équipement des forces de l'ordre ordinaires, qui ne sont pas systématiquement dotées d'armes longues pour les interventions d'urgence. Le syndicat de la police (Police Association) s'était déjà inquiété des risques encourus par ses membres dans des situations de tuerie de masse. La commission royale devrait formuler des recommandations sur l'armement et les protocoles d'intervention rapide.

Prochaines étapes

Les travaux de la commission se poursuivent, avec d'autres témoignages attendus dans les semaines à venir. Le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud s'est engagé à examiner les conclusions de l'enquête pour améliorer la sécurité des agents et du public.