Le gouvernement russe envisagerait de réduire ou de suspendre ses exportations de gazole (diesel) et de kérosène (carburéacteur) en raison de l'intensification des attaques ukrainiennes contre ses installations énergétiques. Cette mesure, si elle était adoptée, viserait à garantir l'approvisionnement du marché intérieur et à éviter une pénurie de ces carburants stratégiques.

Selon des sources proches du dossier, les frappes de drones et de missiles ukrainiens ont endommagé plusieurs raffineries et dépôts pétroliers ces dernières semaines, perturbant la capacité de raffinage et de stockage de la Russie. Pour compenser ces pertes et stabiliser les prix à la pompe, les autorités russes étudient un mécanisme de limitation des volumes exportés, similaire à celui mis en place précédemment pour l'essence.

Des précédents rappelés En 2023, Moscou avait déjà interdit temporairement les exportations de diesel et d'essence pour calmer le marché intérieur après une flambée des prix. Bien que cette interdiction ait été levée par la suite, le gouvernement avait conservé la possibilité de rétablir des restrictions en cas de besoin. Les discussions actuelles s'inscrivent dans ce cadre, mais elles interviennent dans un contexte sécuritaire plus tendu.

Les détails précis des mesures envisagées n'ont pas encore été rendus publics. Il n'est pas clair si la limitation concernerait l'ensemble des exportations ou seulement certains produits, ni pour quelle durée elle serait appliquée. Les autorités russes n'ont pas officiellement commenté ces informations.

Implications pour le marché mondial La Russie est l'un des principaux exportateurs mondiaux de gazole, notamment vers l'Europe et l'Asie. Une réduction de ses ventes pourrait avoir un impact sur les prix internationaux des carburants, déjà sous pression en raison des tensions géopolitiques. Les marchés pétroliers surveillent de près ces évolutions, d'autant que l'offre de produits raffinés reste serrée.

Les analystes estiment qu'une restriction des exportations russes de diesel et de kérosène pourrait accentuer la volatilité des prix, mais que l'ampleur de l'effet dépendra des volumes concernés et de la réaction des autres producteurs. Pour l'instant, aucune décision définitive n'a été prise, et les discussions au sein du gouvernement russe se poursuivent.