Le chef sortant de la Commission nationale anticorruption (Nacc) a présenté ses excuses ce mardi pour les retards survenus dans le cadre de l'enquête relative au programme controversé Robodebt. S'exprimant lors d'une comparution devant une commission parlementaire, il a reconnu que la durée de l'enquête avait pu causer des désagréments aux victimes. Cette déclaration intervient alors que l'institution est sous pression pour boucler ses travaux avant son départ.
Parallèlement, le nouvel ambassadeur des États-Unis en Australie, M. Moriarty, a officiellement pris ses fonctions à Washington. Cette nomination est perçue comme une étape importante pour les relations bilatérales, dans un contexte de renforcement des alliances dans la région Indo-Pacifique. M. Moriarty succède à un diplomate de carrière et entame sa mission alors que le gouvernement australien cherche à consolider ses liens avec l'administration américaine.
Tensions sur le front fiscal
Sur la scène politique intérieure, la cheffe adjointe du Parti libéral, Mme Hume, a vivement critiqué le gouvernement travailliste, l'accusant de vouloir « faire passer en force » des modifications de l'impôt sur les plus-values (CGT) au Sénat avec l'appui des Verts. « Le gouvernement refuse de soumettre ces changements à un examen approfondi par une commission sénatoriale », a-t-elle déclaré. Mme Hume a appelé à davantage de transparence et à un débat parlementaire digne de ce nom, estimant que les contribuables méritent une véritable discussion sur une réforme aussi sensible.
Procès-verbal de la commission
Lors des auditions, un autre témoin a évoqué l'incapacité de l'ancien dirigeant de la Nacc, M. Brereton, à reconnaître sa propre responsabilité dans sa chute. Le sénateur Shoebridge a notamment pointé du doigt l'attitude de M. Brereton, sans que la source ne précise davantage les circonstances exactes de son départ.
Ces développements surviennent alors que la session parlementaire bat son plein, avec des débats nourris sur les réformes fiscales, la transparence des institutions anticorruption et la diplomatie régionale. Le gouvernement travailliste devra composer avec un Sénat où l'équilibre des forces est fragile, tandis que l'opposition libérale tente de monnayer son soutien sur d'autres dossiers comme le NDIS.
L'ambassadeur Moriarty, quant à lui, devra gérer des dossiers cruciaux tels que la coopération militaire, les échanges commerciaux et les enjeux climatiques, dans la lignée de la relation privilégiée entre les deux pays.