Un limogeage brutal
Le groupe pétrolier BP a annoncé, mardi 26 mai, le départ immédiat de son président Albert Manifold. Dans un communiqué, le conseil d’administration indique avoir pris cette décision à l’unanimité après avoir identifié des « graves préoccupations » liées à des questions de gouvernance, de supervision et de conduite jugées « inacceptables » au regard des standards de l’entreprise. Aucun détail supplémentaire sur la nature exacte des faits reprochés n’a été communiqué.
Albert Manifold, âgé de 63 ans, avait pris ses fonctions de président en juillet 2025. Il était auparavant à la tête du groupe de construction CRH pendant plus d’une décennie. Son départ intervient moins d’un an après sa nomination.
Réaction des marchés
L’annonce a provoqué une forte secousse en Bourse. L’action BP a chuté de 9,3 % à la Bourse de Londres en milieu de journée, les investisseurs s’interrogeant sur les circonstances du limogeage et la stabilité de la direction.
Un président par intérim rassurant
En attendant une élection formelle, le conseil a désigné Ian Tyler comme président par intérim. Ce dernier s’est immédiatement employé à rassurer les actionnaires sur la continuité de la stratégie du groupe, insistant sur les performances opérationnelles et financières et sur la trajectoire de création de valeur.
Un précédent récent
Il s’agit du deuxième cadre dirigeant de BP à perdre son poste pour des raisons de conduite en trois ans. En septembre 2023, le directeur général Bernard Looney avait été contraint à la démission pour avoir omis de déclarer des relations personnelles avec des collègues lors de sa nomination.