Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a vivement critiqué le dispositif des certificats d'économies d'énergie (CEE), le qualifiant de « cash machines pour racketter les Français ». Cette déclaration a été faite le 26 mai, alors que le parti propose une baisse des taxes sur les carburants, dont la taxe CEE.

Une charge contre un mécanisme jugé opaque

« Les certificats d'économies d'énergie sont des cash machines pour racketter les Français », a lancé le député du Nord, reprenant une expression anglaise pour dénoncer ce qu'il présente comme un prélèvement excessif. Selon lui, ce dispositif, qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des actions d'économies d'énergie ou à payer une pénalité, se traduit in fine par une hausse des factures pour les consommateurs. Le Rassemblement national s'inscrit ainsi dans une opposition à ce mécanisme, qu'il juge complexe et coûteux pour les ménages.

Une proposition de baisse des taxes sur les carburants

Cette prise de position s'inscrit dans le cadre plus large d'une proposition du Rassemblement national visant à baisser les taxes sur les carburants. Le parti entend ainsi compenser la hausse des prix à la pompe, en s'attaquant notamment à la taxe CEE. Pour Sébastien Chenu, cette taxe est un outil qui permet à l'État de prélever de l'argent sans que les citoyens n'en perçoivent les bénéfices directs. Il appelle à une réforme en profondeur du système.

Contexte politique

Sébastien Chenu, figure montante du RN, multiplie les interventions médiatiques ces derniers jours. Il a également estimé que le secrétaire général de Renaissance était « un très mauvais Premier ministre » et prédit que Gabriel Attal « s'effacera pour Édouard Philippe » à partir de l'automne. Il a par ailleurs jugé que « le bloc central n'a plus d'idées à vendre et joue sur la diabolisation, la peur ». Ces déclarations interviennent alors que le parti se positionne en vue des prochaines échéances électorales.