Emmanuel Macron a sonné la mobilisation générale pour l'électrification de la France. Le chef de l'État a réuni, le 26 mai 2026 à l'Élysée, l'ensemble des acteurs de la filière électrique afin de présenter plusieurs initiatives destinées à doper la consommation d'électricité et à réduire la dépendance nationale aux hydrocarbures importés.

Un milliard d'euros chez Stellantis et une nouvelle usine de pompes à chaleur

L'une des annonces phares de cette réunion est un investissement d'un milliard d'euros dans le constructeur automobile Stellantis. Ce financement doit permettre d'accélérer la production de véhicules électriques et de renforcer la souveraineté industrielle française dans ce domaine stratégique. Par ailleurs, une nouvelle usine de pompes à chaleur sera construite, soutenant ainsi l'objectif de décarbonation du chauffage et des bâtiments.

Le contexte énergétique tendu

Ces décisions interviennent dans un contexte de flambée des prix du pétrole, provoquée par la guerre au Moyen-Orient. La France importe encore près de 60 % de l'énergie qu'elle consomme, principalement sous forme d'hydrocarbures. L'exécutif souhaite ramener cette part à 30 % d'ici 2035. Pour y parvenir, il mise sur l'exploitation maximale de la production électrique nationale, issue du nucléaire et des énergies renouvelables.

Un impératif de souveraineté

Emmanuel Macron, à moins d'un an de la fin de son mandat, a donné un nouveau relief à la souveraineté énergétique et économique. Le message n'est pas inédit, mais il est porté avec une intensité renouvelée face à la volatilité des marchés pétroliers et aux tensions géopolitiques. L'objectif affiché est clair : faire de l'électricité française le levier principal de l'indépendance énergétique du pays.

Les prochaines étapes

Aucun calendrier précis n'a été dévoilé pour la mise en œuvre de ces projets. Toutefois, les acteurs du secteur, dont EDF, sont appelés à intensifier leurs efforts pour accompagner cette transition. La réunion de l'Élysée marque le début d'une série de consultations et de décisions qui devraient structurer la politique énergétique française dans les mois à venir.