Manchester United a annoncé avoir subi une charge exceptionnelle de 22 millions de livres sterling (environ 26 millions d'euros) liée au licenciement de son ancien entraîneur Ruben Amorim, survenue en janvier. Cette information a été révélée dans les comptes du club pour les neuf premiers mois de l'exercice financier en cours.

Malgré cette lourde indemnité, les pertes avant impôts du club ont été réduites de moitié sur la période, s'établissant à 18 millions de livres sterling, contre 36 millions un an plus tôt. Cette amélioration s'explique notamment par les bons résultats sportifs de l'équipe, désormais dirigée par Michael Carrick.

Hausse des revenus télévisuels

La quête réussie d'une place en Ligue des champions sous la houlette de Michael Carrick a entraîné une augmentation de 57 % des revenus de diffusion au troisième trimestre de l'exercice financier, atteignant près de 65 millions de livres sterling. Ce bond est dû à une sélection plus fréquente des matchs du club par les diffuseurs.

Grâce à ces recettes supplémentaires, Manchester United a révisé à la hausse ses prévisions de revenus annuels, les portant entre 655 et 665 millions de livres sterling, contre une fourchette précédente de 640 à 660 millions. Malgré cette progression, ce niveau de chiffre d'affaires annuel serait quasiment identique à celui de 2025, année où le club était tombé à la huitième place du classement des clubs les plus riches établi par Deloitte.

Politique de rigueur

En parallèle, le club poursuit une politique de réduction des coûts drastique depuis que Jim Ratcliffe a acquis une participation minoritaire en 2024 et pris en charge les opérations sportives. Alors même que le club dépensait environ 260 millions de livres sterling en recrutement de joueurs sur l'exercice 2025-2026, le milliardaire de la pétrochimie a maintenu ses efforts d'économies. Ceux-ci se sont traduits par la suppression de plusieurs centaines de postes, la fermeture de la cantine du personnel et le remplacement de certains avantages par des alternatives moins coûteuses.

Cette double stratégie — réduction des coûts et amélioration des performances sportives — a permis au club de limiter l'impact financier du licenciement de Ruben Amorim, tout en renforçant ses perspectives de revenus pour les mois à venir.