Un retard systématique des approbations

Selon des personnes proches du dossier, l'Administration de l'aviation civile de Chine (CAAC) a, au cours des derniers mois, repoussé l'approbation finale qui permet aux avions Airbus d'entrer sur le territoire chinois et d'être mis en service. Ce retard, qui touche les livraisons de l'avionneur européen, est interprété comme un signal adressé à Bruxelles.

Le contexte : la certification des appareils chinois

Cette décision de Pékin intervient alors que les certificats de navigabilité délivrés par les régulateurs européens pour les avions de conception chinoise se font attendre. La Chine, qui cherche à imposer sa propre industrie aéronautique avec des appareils comme le C919, considère que le processus de certification par l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) est trop lent. En bloquant indirectement les livraisons d'Airbus, Pékin exerce une pression pour accélérer ces procédures.

Des tensions commerciales latentes

Ce blocage s'inscrit dans un contexte plus large de relations commerciales tendues entre la Chine et l'Union européenne. Si les sources ne précisent pas l'ampleur exacte des livraisons concernées ni la durée prévue de ces retards, la mesure est perçue comme un levier de négociation classique de Pékin. Airbus, qui assemble une partie de ses appareils en Chine via une chaîne d'assemblage finale à Tianjin, pourrait voir ses livraisons locales perturbées à court terme.

Réactions et implications

Ni Airbus ni la CAAC n'ont officiellement commenté ces informations. Les compagnies aériennes chinoises, clientes majeures d'Airbus, pourraient subir des retards dans la réception de leurs appareils neufs. Cette situation pourrait également affecter les commandes futures et la compétitivité d'Airbus face à son concurrent américain Boeing sur le marché chinois. Les experts estiment que ce bras de fer pourrait durer jusqu'à ce qu'un accord sur la certification mutuelle des aéronefs soit trouvé entre les autorités chinoises et européennes.