Ce mardi 26 mai, le tribunal correctionnel de Paris a entendu les réquisitions du parquet dans le cadre du procès d'un animateur périscolaire de l'école maternelle Alphonse-Baudin, dans le 11e arrondissement de Paris. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés entre la rentrée scolaire de 2024 et le mois d'avril 2025. Le ministère public a requis trois ans d'emprisonnement à son encontre.

Les charges retenues

L'animateur, prénommé David G., est poursuivi pour « agressions sexuelles » sur huit enfants âgés de 3 à 5 ans, fréquentant l'école maternelle où il exerçait ses fonctions. Il doit également répondre de « harcèlement sexuel » à l'encontre de deux collègues ainsi que d'« agression sexuelle » sur une troisième collègue. Ces infractions ont été commises sur son lieu de travail, dans le cadre de ses activités périscolaires.

Position de l'accusé

Durant l'audience, David G. a déclaré « ne pas du tout se (sentir) concerné par les faits », selon les informations rapportées depuis la salle d'audience. Il a contesté l'ensemble des accusations portées contre lui, sans reconnaître les actes qui lui sont imputés.

Procédure et contexte

L'affaire a éclaté il y a un an, après que des familles d'élèves eurent déposé plainte. L'enquête a ensuite été confiée aux services de police judiciaire. L'animateur, qui avait été suspendu de ses fonctions depuis la révélation des faits, comparaissait libre sous contrôle judiciaire.

L'école Alphonse-Baudin, située dans le 11e arrondissement de Paris, accueille des enfants en maternelle. Les faits se sont produits dans le cadre des activités périscolaires, ce qui a suscité une vive émotion parmi les parents d'élèves et la communauté éducative.

Décision du tribunal

Le tribunal correctionnel de Paris doit désormais rendre son jugement. La décision devrait être mise en délibéré. En attendant, les parties civiles, représentées par leurs avocats, ont demandé des dommages et intérêts. Le parquet a également requis une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).

Impact et suites

Cette affaire s'inscrit dans une série de révélations concernant des violences sexuelles commises au sein d'établissements scolaires. Elle soulève de nouveau la question du contrôle et de la surveillance des personnels encadrant des enfants en bas âge, dans le cadre des activités périscolaires. Les associations de défense des droits des enfants ont appelé à renforcer les mesures de prévention.