Lisa Jackson pensait ne jamais survivre à la mort de son mari, Graham, rencontré à l’université alors qu’elle avait 18 ans. Pendant 35 ans, ils formaient une équipe soudée, partageant les tâches et les passions : marathons, voyages au long cours, et la réalisation de son rêve de devenir auteur et hypnothérapeute. En 2017, Graham a été diagnostiqué d’un cancer du poumon lié à l’amiante, avec une espérance de vie de dix-huit mois à cinq ans. Le couple a alors choisi de vivre dans l’espoir plutôt que dans la peur, un projet qu’ils ont appelé le « Positivity Project ». Ils ont continué à travailler, à voyager et à courir des semi-marathons.
Un deuil en cascade
Après la mort de Graham, Lisa a dû faire face à la perte successive de sa sœur et de son père. Elle a tenté toutes sortes de méthodes pour gérer son chagrin : bains de gong, nourriture réconfortante, pleurs intermittents. Rien ne semblait l’aider à retrouver son équilibre. « Si j’avais pu pleurer Graham pour le ramener à la vie, je l’aurais fait », confie-t-elle.
La révélation par l’écoute du corps
Ce n’est qu’en apprenant à prêter attention aux signaux de son propre corps que Lisa a commencé à se reconstruire. Plutôt que de combattre ou de fuir la douleur, elle a choisi de l’accueillir et de suivre ce que son corps lui dictait. Cette approche, combinée à un travail sur elle-même, lui a permis de retrouver une version renouvelée de sa personnalité heureuse d’avant.
Aujourd’hui, Lisa Jackson témoigne de son parcours dans un récit publié, où elle partage les leçons tirées de cette traversée du deuil. Elle insiste sur le fait que la guérison ne vient pas de la recherche effrénée d’activités ou de distractions, mais d’une écoute intérieure patiente.