La SNCF a annoncé, ce mercredi 27 mai, l’annulation de l’amende de 200 euros infligée à une passagère qui avait ouvert une issue de secours dans un TGV immobilisé sous une chaleur accablante. La compagnie justifie ce revirement par la volonté de « tenir compte du contexte et de la tension liée à la situation », selon un communiqué.
Les faits se sont déroulés dans un train à grande vitesse bloqué en plein cagnard, sans climatisation ni information claire de la part du personnel, provoquant un malaise général parmi les voyageurs. Dans cette situation d’urgence, une passagère avait actionné une issue de secours pour tenter de faire entrer de l’air ou de permettre l’évacuation.
Un geste interdit par la réglementation
L’ouverture des portes ou des issues de secours en dehors du cadre prévu reste « strictement interdite pour des raisons de sécurité indispensables », rappelle la SNCF. La compagnie souligne que cette règle n’est pas remise en cause par l’annulation de l’amende. L’entreprise ajoute que la décision de suspendre la pénalité financière vise à « apaiser la polémique » et à reconnaître le caractère exceptionnel de la situation.
Une polémique grandissante
L’incident avait suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, de nombreux commentateurs estimant que la passagère avait agi sous la contrainte d’une situation intenable. Plusieurs associations de défense des consommateurs et des usagers des transports avaient également dénoncé la rigidité de l’application du règlement dans un contexte de détresse.
La SNCF n’a pas précisé si d’autres amendes similaires pourraient être annulées, ni si une enquête interne était ouverte pour déterminer les circonstances exactes du blocage du train. La compagnie se contente de réaffirmer son engagement en faveur de la sécurité des voyageurs et de la formation de son personnel.