Ce vendredi, Bad Bunny entame la première étape de sa tournée européenne à Barcelone, avant de passer par Lisbonne, Madrid, Londres, puis Marseille et Paris en juillet prochain. L'occasion de revenir sur l'origine de son pseudonyme, qui n'a rien d'un hasard marketing.

Benito Antonio Martínez Ocasio, de son vrai nom, n'a que 32 ans mais il est déjà devenu l'un des artistes les plus influents de la planète. Pourtant, son nom de scène – Bad Bunny (« le mauvais lapin ») – trouve son origine dans une anecdote d'enfance, maintes fois racontée par l'artiste lui-même.

Une photo de fête scolaire à l'origine du pseudonyme

« Quand j'étais petit, à l'école, j'avais dû me déguiser en lapin. Il y a une photo de moi avec une tête boudeuse. En la voyant, je me suis dit que je devrais m'appeler Bad Bunny », a-t-il confié lors d'un entretien. Tout est donc parti d'un cliché pris lors d'une fête scolaire. Sur la photo, le jeune garçon porte un costume de lapin, mais au lieu de sourire, il arbore une expression contrariée, presque boudeuse, qui a fait rire son entourage. C'est ce contraste – le déguisement innocent et l'attitude faussement grognon – qui a inspiré le futur artiste.

« Je savais que ce nom marcherait bien. Un lapin, c'est tellement courant. Je me suis dit que chaque fois qu'on en verrait un, on penserait à ma musique », avait ajouté le chanteur, expliquant ainsi la logique derrière ce choix a priori insolite.

Un nom devenu une marque mondiale

Ce nom, choisi sur un coup de tête, est aujourd'hui l'un des plus reconnaissables de la musique latine. Même si Bad Bunny a conquis le monde avec des titres comme « Nuevayol » ou son dernier album « Debí Tirar Más Fotos », qui lui a valu de devenir le premier artiste hispanophone à remporter le prix de l'Album de l'Année aux Grammy Awards, son nom reste indissociable de cette image d'enfance.

L'artiste portoricain a également marqué l'histoire lors du Super Bowl de février dernier, où il a signé le show de la mi-temps le plus regardé de l'histoire, avec 135,4 millions de téléspectateurs. Une performance qui a suscité l'admiration, mais aussi des controverses politiques, certains élus républicains ayant jugé le spectacle « moralement inapproprié ».

Un parcours éclair vers les sommets

Avant d'être une star, Benito Martínez était simple employé dans un supermarché. Son ascension fulgurante, portée par sa musique trap et reggaeton, a fait de lui un phénomène. Récemment, il a aussi fait parler de lui au Met Gala, où une mise en beauté le faisant paraître vieilli de plusieurs années a créé la surprise. Par ailleurs, il se prépare à tenir son premier grand rôle au cinéma, après une apparition dans le film « Bullet Train ».

Mais au-delà des records et des polémiques, c'est un détail d'enfance – une photo de classe, un costume de lapin, une moue – qui continue de donner son nom à une carrière hors norme. Une histoire que ses millions de fans, en Europe et ailleurs, vont bientôt scander sur les routes de sa tournée.