Dernière prise de parole de Nicolas Sarkozy

Mercredi, à l’issue du procès en appel des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a demandé, visiblement ému et en colère, « à être jugé comme n’importe qui ». L’ancien chef de l’État a exprimé sa crainte de devoir « retourner » derrière les barreaux, une perspective qu’il redoute. La cour d’appel a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision le 30 novembre.

Contexte et enjeux du procès

Nicolas Sarkozy est poursuivi pour des soupçons de financement occulte de sa campagne de 2007 par le régime de Mouammar Kadhafi. En première instance, il avait été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, et à cinq ans de privation de droits civiques. Il a fait appel de cette décision, ce qui a conduit au réexamen de l’affaire devant la cour d’appel.

L’ancien président conteste fermement les accusations, dénonçant un procès politique et une instrumentalisation de la justice. Ses avocats ont plaidé l’absence de preuves matérielles solides et mis en avant les contradictions des témoignages.

Réactions et suites

Les débats ont été marqués par des échanges tendus entre la défense et le ministère public. Les proches de Nicolas Sarkozy, présents à l’audience, ont affiché leur soutien. De son côté, l’accusation maintient que des éléments concordants établissent un pacte de corruption entre l’entourage du candidat et le régime libyen.

La décision du 30 novembre sera cruciale : si la cour confirme la condamnation, Nicolas Sarkozy pourrait être incarcéré, une perspective qu’il a qualifiée de « retour en prison » dans ses derniers mots. Si elle infirme le jugement, il serait définitivement relaxé. L’affaire pourrait encore faire l’objet d’un pourvoi en Cassation.