Quatre mois après l'annonce par Donald Trump de la création d'un « Conseil de la paix » doté de plusieurs milliards de dollars pour reconstruire Gaza, aucun dollar n'a été déposé. L'initiative, présentée comme un outil diplomatique et financier majeur, n'a pour l'instant donné lieu à aucun versement concret.
Le président des États-Unis avait dévoilé ce projet en janvier, promettant une enveloppe destinée à financer la reconstruction de l'enclave palestinienne durement touchée par les récents conflits. Le « Conseil de la paix » devait mobiliser des fonds privés et publics pour soutenir des projets d'infrastructure, de logement et de développement économique.
Aucun décaissement à ce jour
Interrogés sur l'avancement de ce dispositif, des responsables proches du dossier indiquent qu'aucun dollar n'a encore été déposé sur les comptes dédiés. Les mécanismes de gouvernance du conseil, notamment la répartition des contributions entre les pays donateurs et le rôle des institutions financières internationales, n'ont pas été finalisés.
Selon des sources au sein de l'administration américaine, les discussions se poursuivent avec des partenaires régionaux et internationaux pour définir le cadre juridique et opérationnel du fonds. Aucun calendrier n'a été communiqué pour un premier versement.
Un contexte de blocage diplomatique
L'absence de décaissement intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et les factions palestiniennes. Les négociations de cessez-le-feu, bien que régulièrement évoquées, n'ont pas abouti à un accord durable, compliquant la mise en œuvre de tout projet de reconstruction à grande échelle.
Par ailleurs, la communauté internationale reste divisée sur la gestion de l'aide à Gaza. Plusieurs pays ont conditionné leur participation au « Conseil de la paix » à des garanties de transparence et à un processus politique inclusif.
Réactions mitigées
Des organisations humanitaires ont exprimé leur déception face à l'absence de progrès concrets. « Sans financement, les promesses restent des mots, alors que les habitants de Gaza ont besoin d'un soutien immédiat », a déclaré un représentant d'une ONG présente sur le terrain.
Du côté palestinien, des responsables ont critiqué le manque de suivi de l'administration Trump, estimant que cette annonce n'avait pour but que de gagner du temps sans engagement réel.
Un précédent similaire
Cette situation n'est pas sans rappeler d'autres promesses non tenues de l'administration américaine concernant le Proche-Orient. En 2020, un plan de paix présenté par Donald Trump pour la région n'avait jamais été mis en œuvre.
L'absence de fonds dédiés à Gaza soulève des interrogations sur la crédibilité des engagements américains et sur la capacité de la communauté internationale à financer la reconstruction de l'enclave dans un contexte d'instabilité persistante.