Le Paris Saint-Germain aborde la finale de la Ligue des champions samedi 30 mai à Budapest avec la possibilité de décrocher un deuxième sacre européen consécutif. Pourtant, la saison 2025-2026 du club parisien a été tout sauf un long fleuve tranquille. Son entraîneur, Luis Enrique, l'a lui-même qualifiée de « particulière », marquée par des blessures, un été tronqué et une phase de doute en milieu de saison.
Un début de saison en fanfare Le PSG a entamé sa campagne européenne par une série de démonstrations offensives : une victoire 4-0 contre l'Atalanta, un festival 7-2 face à Leverkusen et un succès 5-3 contre Tottenham. Même privé de plusieurs titulaires, le club parisien a battu le FC Barcelone 2-1 en Catalogne. Ces résultats laissaient présager une phase de ligue sans encombre. Dans le même temps, Ousmane Dembélé a reçu le Ballon d'Or 2025, un sacre individuel célébré comme le reflet de la force collective parisienne.
Blessures et série noire L'euphorie a rapidement cédé la place à des difficultés. Le PSG a subi des défaites face au Bayern Munich début novembre, puis contre le Sporting Portugal, et a concédé des nuls contre Newcastle et l'Athletic Bilbao. Ces résultats traduisaient des carences défensives et un manque de réalisme offensif. La cause principale : un effectif usé par une préparation estivale écourtée en raison de la Coupe du monde des clubs. Plusieurs cadres se sont blessés au cours de la première moitié de la saison, notamment Achraf Hakimi, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Fabian Ruiz et Nuno Mendes. Le Ballon d'Or lui-même a peiné à retrouver son niveau de la saison précédente en raison de pépins physiques récurrents (mollet, cuisse).
Malgré tout, le PSG a remporté la Coupe intercontinentale en décembre et le Trophée des champions en janvier. En revanche, il a été éliminé prématurément de la Coupe de France par le Paris FC en janvier. En Ligue des champions, sa onzième place à l'issue de la phase de ligue l'a contraint à passer par les barrages pour se qualifier pour les huitièmes de finale. À ce moment-là, Luis Enrique a affirmé qu'« il n'y a pas une équipe meilleure » que la sienne, signe de sa confiance inébranlable.
Le déclic contre Chelsea Le tournant est survenu lors des huitièmes de finale contre Chelsea. Après des barrages compliqués contre Monaco (3-2, 2-2), le PSG a livré une double confrontation poussive face aux Londoniens, mais a finalement réussi à s'imposer. Cette qualification semble avoir libéré l'équipe, qui a ensuite enchaîné les performances abouties jusqu'à la finale. Le PSG retrouve Arsenal, un adversaire à la défense réputée solide, pour un choc des styles.
Un printemps retrouvé Depuis le printemps, le PSG a retrouvé son meilleur visage. Les blessés sont revenus, l'équipe a retrouvé de la cohésion et a enchaîné les victoires. La finale de Budapest est l'occasion de couronner une saison chaotique par un nouveau titre européen. Le club parisien tentera de devenir le premier vainqueur consécutif de la Ligue des champions depuis le Real Madrid en 2017 et 2018.