Un retour attendu
La République tchèque participera à la Coupe du monde 2026, sa première en vingt ans. Pour décrocher son billet, la sélection nationale a dû passer par les barrages, où elle a triomphé de la République d’Irlande puis du Danemark, à chaque fois après une séance de tirs au but. Ces deux victoires aux forceps illustrent le style d’une équipe qui mise avant tout sur l’abnégation et la combativité.
Un style physique
Le jeu tchèque manque de joueurs techniques et repose en grande partie sur l’engagement physique, le rythme de travail, l’agressivité et les coups de pied arrêtés. Ce constat, dressé par les observateurs, a été confirmé lors des barrages : les Tchèques ont livré deux combats acharnés, sans parvenir à s’imposer dans le temps réglementaire. Dans un schéma de outsider, cette approche pourrait toutefois surprendre des adversaires plus réputés.
Le capitaine déchu
Le milieu de terrain Tomáš Souček reste l’âme de l’équipe, mais il a perdu le brassard de capitaine après un incident survenu lors d’un match contre Gibraltar. Les joueurs n’avaient pas remercié les supporters à l’issue d’une victoire 6-0, provoquant la colère de la fédération. « Les supporters ont parfaitement le droit d’exprimer leur mécontentement face aux performances insuffisantes des derniers matches, a déclaré la Fédération tchèque de football. La réaction des joueurs aurait dû être tout à fait inverse : ils auraient dû remercier les supporters présents. »
Les défis du voyage
Le parcours tchèque au Mondial sera marqué par des déplacements longs, des changements de fuseau horaire et l’altitude. Deux des matchs de groupe se dérouleront au Mexique, à environ 2 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, alors que le camp de base de l’équipe est installé à Dallas. Les capacités d’adaptation du groupe, notamment sur le plan physique, constituent une inconnue majeure.
Malgré ces handicaps, l’expérience de l’ossature tchèque et sa capacité à surnager dans les moments difficiles pourraient lui permettre de jouer les trouble-fêtes.