L’édition 2026 des Internationaux de France de tennis, qui se déroule actuellement, est marquée par une vague de chaleur exceptionnelle sur le pays. Les températures, qualifiées d’inédites pour un mois de mai dans plusieurs villes, pèsent sur les conditions de jeu. Les organisateurs ont activé un protocole spécifique, baptisé « chaleurs extrêmes », afin de protéger la santé des joueurs et joueuses engagés dans les matchs de simple.
Ce dispositif repose sur un indicateur météorologique précis, le Wet Bulb Globe Temperature (WBGT), ou température au thermomètre-globe mouillé. Contrairement à une simple mesure de la température de l’air, le WBGT intègre plusieurs facteurs : la température ambiante, l’humidité, la vitesse du vent et le rayonnement solaire. Une sonde installée sur le court Philippe-Chatrier et une autre sur le court numéro 14 permettent de suivre cet indice en continu.
Les seuils déclencheurs
La mesure débute trente minutes avant le coup d’envoi des premiers matchs de la journée et se poursuit tout au long des rencontres. Dès que la WBGT atteint ou dépasse 30,1 °C, des pauses supplémentaires sont accordées. Chez les femmes, une interruption de dix minutes est prévue entre le deuxième et le troisième set. Chez les hommes, cette même pause de dix minutes peut être prise entre le troisième et le quatrième jeu.
Si l’indice grimpe jusqu’à 32,2 °C, le jeu est interrompu sur l’ensemble des courts. Cette mesure concerne également les deux enceintes couvertes du stade, le court Philippe-Chatrier et le court Suzanne-Lenglen, pourtant dotés de toits rétractables. La Fédération française de tennis (FFT) précise que, depuis l’instauration de ce protocole, les matchs n’ont encore jamais été suspendus en raison de la chaleur à Roland-Garros.
Une première pour l’épreuve ?
Les conditions météorologiques particulièrement clémentes de ce printemps pourraient toutefois mettre le dispositif à l’épreuve. La vigilance reste de mise pour les jours à venir, alors que le tournoi se poursuit et que les températures devraient rester élevées. Les joueurs, déjà exposés depuis le début de la quinzaine, doivent composer avec une chaleur accablante sur la terre battue ocre.
Ce protocole, similaire à ceux en vigueur dans les autres tournois du Grand Chelem, vise à limiter les risques de coup de chaleur et de déshydratation. Si la barre des 32,2 °C venait à être franchie, ce serait une première dans l’histoire du tournoi parisien, confirmant le caractère hors norme de cette édition 2026.