À l’occasion de l’édition 2026 de Roland-Garros, une question revient régulièrement : les ramasseurs de balles sont-ils payés ? La réponse est clairement non. Les 280 jeunes présents sur les courts, âgés de 12 à 16 ans, ne perçoivent aucune rémunération pour leur service.

Une expérience non rémunérée

La Fédération française de tennis, qui organise le tournoi, sélectionne ces ramasseurs parmi environ 6 000 candidats. Une fois retenus, ils assistent les joueurs en récupérant les balles, en distribuant les serviettes ou en manipulant les parasols. Leur statut de mineurs est la raison juridique invoquée pour justifier l'absence de salaire. La législation française interdit en effet le travail rémunéré pour les personnes de cet âge dans ce cadre.

Des avantages en nature

Si les ramasseurs ne touchent pas d'argent, ils ne repartent pas les mains vides. Les sponsors du tournoi leur offrent des cadeaux. De plus, ils n'ont aucune dépense à engager sur place pendant toute la durée du tournoi. La nourriture, l'hébergement et les déplacements sont pris en charge par l'organisation. L'expérience est présentée comme une opportunité exceptionnelle de vivre l'événement de l'intérieur, au plus près des plus grands joueurs de tennis.

Un dispositif bien rodé

La sélection des ramasseurs est un processus exigeant. Chaque année, plusieurs milliers de jeunes postulent, mais seuls 280 sont retenus. Ils sont ensuite répartis sur l'ensemble des courts pour assurer le bon déroulement des matchs. Leur présence est un élément clé du spectacle, et leur sérieux est régulièrement salué par les joueurs et les entraîneurs.

Comparaison avec d'autres tournois

À titre de comparaison, la situation des ramasseurs de balles varie d'un tournoi à l'autre. À Wimbledon, les "ball boys" et "ball girls" perçoivent une indemnité horaire, tandis qu'à l'US Open, ils sont également bénévoles mais reçoivent des lots et des invitations. Roland-Garros se distingue donc par une approche entièrement bénévole, justifiée par la législation française sur le travail des mineurs.