Une désillusion pour la n°1 française
Loïs Boisson, 23 ans, a vu son parcours à Roland-Garros s’arrêter dès le premier tour, ce mardi 26 mai 2026. Tête d’affiche du tennis féminin français et demi-finaliste surprise de l’édition précédente, elle a été dominée par la Russe Anna Kalinskaya en deux manches sèches (6-2, 6-2). La rencontre, disputée sur l’un des courts annexes, n’a pas laissé de place au suspense : Kalinskaya a breaké d’entrée et n’a jamais relâché son emprise.
Un parcours marqué par les blessures
Pour Boisson, ce revers s’inscrit dans une saison 2026 compliquée. Depuis la fin septembre 2025, elle a été freinée par des blessures à la jambe gauche et à l’avant-bras droit, qui l’ont tenue éloignée des courts jusqu’à la fin avril. Mardi, elle ne disputait que son sixième match de l’année, un déficit de compétition qui a pesé face à une adversaire aguerrie. La Dijonnaise, qui avait créé la sensation en 2025 en atteignant le dernier carré alors qu’elle pointait à la 361e place mondiale, n’a pas réussi à reproduire l’exploit.
Un recul net au classement mondial
Classée 43e à la WTA cette semaine, Loïs Boisson va perdre les précieux points gagnés lors de sa demi-finale 2025. Selon les projections des instances du tennis professionnel, elle devrait redescendre à la 148e place mondiale, un recul de 105 places qui traduit l’absence de résultats depuis plusieurs mois. Cette chute la privera d’une tête de série dans les prochains tournois majeurs, compliquant encore son retour au premier plan.
Un tableau ouvert pour le tennis féminin
L’élimination prématurée de la Française laisse le tableau féminin sans sa principale représentante tricolore pour le reste de la quinzaine. D’autres joueuses françaises, moins exposées, tenteront de tirer leur épingle du jeu. De son côté, Anna Kalinskaya, 26e mondiale, confirme sa bonne forme sur terre battue et se qualifie pour le deuxième tour, où elle affrontera une adversaire issue des qualifications.
Les défis à venir pour Boisson
Pour la native de Dijon, le chemin du retour vers le haut du classement s’annonce long. Ses blessures à répétition interrogent sur sa préparation physique, mais son talent, démontré lors de l’éclat de 2025, reste intact. Les prochains mois seront déterminants pour enchaîner les victoires sur le circuit secondaire et regagner une place parmi l’élite. En attendant, la pression retombe : désormais hors du top 100, elle pourra aborder les tournois sans l’obligation de résultat qui pesait sur ses épaules à Roland-Garros.